Sensibilisation à la propriété effective (BA0018)
Marché
D'un coup d'œil
Plan d'action: Plan d'action pour la Bosnie-et-Herzégovine 2025-2027
Cycle du plan d'action : 2025
Statut:
Institutions
Institution responsable : Ministère de la Justice de Bosnie-Herzégovine
Organisme(s) de soutien : EU4CivilSociety
Domaines politiques
Lutte contre la corruption et intégrité, Loi Beneficial Ownership, Secteur privéRevue IRM
Rapport IRM: Examen du plan d'action de la Bosnie-Herzégovine 2025-2027
Premiers résultats : en attente de l'examen de l'IRM
Design i
Vérifiable : Oui
Pertinent pour les valeurs de l'OGP : Oui
Ambition (voir définition): Faible
Mise en œuvre i
Achèvement : En attente de l'examen IRM
Description
À quel problème public cette obligation permettra-t-elle de remédier ?
La réglementation de la question de la propriété effective et l'établissement de registres des bénéficiaires effectifs sont étroitement liés à la prévention du blanchiment d'argent et du financement des activités terroristes.
Le document « Orientations du GAFI : Transparence et propriété effective » précise que la Recommandation 24 s’applique de manière générale aux « personnes morales », c’est-à-dire à toute entité, autre qu’une personne physique, pouvant établir une relation de clientèle permanente avec un établissement financier ou posséder des biens. Cela inclut les sociétés, les personnes morales, les fondations, les établissements financiers, les partenariats, les associations et autres entités similaires dotées de la personnalité juridique. Cela inclut également les organisations à but non lucratif (OBNL), qui peuvent revêtir diverses formes juridiques selon les juridictions, telles que les fondations, les associations ou les coopératives.
Les pays devraient notamment examiner les risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme associés à ces autres types de personnes morales, tenir compte de leurs différentes formes et structures et, en fonction du niveau de risque, déterminer les mesures permettant d’assurer une transparence adéquate. De plus, les autorités compétentes devraient avoir accès en temps opportun à des informations complètes, exactes et actualisées sur les bénéficiaires effectifs de ces autres types de personnes morales.
Conformément au rapport de la Commission européenne sur l’évaluation des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme affectant le marché intérieur et liés aux activités transfrontalières, les organisations à but non lucratif (OBNL) peuvent être exposées au risque d’être détournées à des fins de financement du terrorisme.
L'analyse de la vulnérabilité du secteur des OBNL au financement du terrorisme s'avère complexe, ce secteur étant caractérisé par une grande diversité de structures et d'activités présentant différents degrés d'exposition et de sensibilisation aux risques. Cette complexité s'explique principalement par la diversité des OBNL et les différences de cadres juridiques et de pratiques nationales. Les OBNL « expressives » présentent une certaine vulnérabilité, car elles peuvent être infiltrées par des organisations criminelles ou terroristes capables de dissimuler la propriété effective, ce qui complique la traçabilité des fonds collectés. Par ailleurs, certains types d'OBNL « de services » sont plus directement vulnérables de par la nature même de leur activité.
Le document du ministère de la Sécurité de Bosnie-Herzégovine intitulé « Évaluation des risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme en Bosnie-Herzégovine pour la période 2018-2022 » indique un risque élevé de vulnérabilité au blanchiment d’argent, estimé sur la base de l’analyse de 16 variables inhérentes et intermédiaires à l’activité des ONG en Bosnie-Herzégovine. Le rapport souligne l’insuffisance de sensibilisation des ONG à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, et la nécessité de renforcer cette sensibilisation.
Par conséquent, cette obligation permettra de relever le défi et d'assumer la responsabilité de réglementer la question de la propriété effective des ONG, tout en sensibilisant et en informant ces dernières sur l'importance de cette question. Elle répond ainsi au besoin de sécurité et de transparence dans l'utilisation des fonds, un impératif de service public visant à garantir que les financements soient affectés précisément aux activités pour lesquelles ils sont destinés. De plus, cette mesure répond également au besoin de sécurité nationale en matière de lutte contre le financement du terrorisme.
Quelle est l'obligation?
Cette obligation prolonge celle du deuxième plan d'action qui, pour des raisons objectives, n'a pu être pleinement mise en œuvre dans les délais prévus. Elle prévoit l'organisation de quatre (4) ateliers sur la propriété effective à destination des organisations de la société civile (OSC). Ces ateliers permettront aux OSC d'être pleinement informées sur cette question dans le contexte du renforcement de la transparence, de la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, et d'élaborer des rapports et, le cas échéant, des recommandations.
En quoi cette obligation contribue-t-elle à la résolution du problème public ?
La mise en œuvre de cette obligation devrait permettre de sensibiliser en profondeur les OSC à la notion de bénéficiaire effectif, ainsi qu'aux obligations de toutes les personnes morales. Ceci favorisera une plus grande transparence et une lutte plus efficace contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, domaines dans lesquels les OSC jouent un rôle particulièrement important.
Pourquoi cette obligation est-elle pertinente au regard des valeurs de l'OGP ?
L’importance de cette obligation au regard des valeurs de l’OGP réside dans le fait que la réglementation des questions relatives à la propriété effective, ainsi que la mise en place du Registre des bénéficiaires effectifs, sont étroitement liées à la prévention du blanchiment d’argent et du financement des activités terroristes, c’est-à-dire qu’elles affectent directement les trois priorités clés de l’OGP :
- Transparence
- Lutter contre la corruption
- Propriété effective
La mise en œuvre de cette obligation permettra également de mieux comprendre les avantages et l’importance de la transparence des données relatives à la propriété effective des organisations de la société civile, c’est-à-dire des organisations à but non lucratif, qui sont souvent exposées au risque de blanchiment d’argent et de financement d’activités terroristes.
Jalons:
Déterminer les modalités et les lieux des ateliers. | 1er mars 2025 – 15 mars 2025
Préparer et publier un appel à candidatures pour des ateliers. | 15 mars 2025 – 15 avril 2025
Organiser quatre (4) ateliers et rédiger des rapports ainsi que d'éventuelles recommandations. | 1er mai 2025 – 1er septembre 2025