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Renforcer la transparence et le contrôle public des données anticorruption (XK0017)

Marché

D'un coup d'œil

Plan d'action : non joint

Cycle du plan d'action : 2026

Statut:

Institutions

Organisme chef de file : Agence pour la prévention de la corruption

Institutions de soutien : Gouvernement : Agence pour la prévention de la corruption Société civile : Co-acteurs de la société civile et autres organisations assurant une représentation inclusive des OSC, y compris les organisations communautaires Autres acteurs (Parlement, secteur privé, etc.) : Donateurs, etc.

Domaines politiques

Lutte contre la corruption et intégrité, Divulgation des actifs et des intérêts, Les conflits d'intérêts, Open Data, Règlement

Description

Description succincte de l’engagement : Renforcer l’intégrité publique en améliorant la gestion numérique et la publication proactive des données relatives à l’intégrité, notamment les déclarations de patrimoine, les conflits d’intérêts et le suivi des plans d’intégrité. Cet engagement facilite l’accès structuré à ces informations afin de favoriser une plus grande transparence, une meilleure responsabilisation et un contrôle public accru.

Définition du problème
1. Quel problème l'engagement vise-t-il à résoudre ?
Cet engagement vise à pallier l'absence d'un système normalisé et facilement contrôlable pour la publication et la gestion des données relatives à l'intégrité au Kosovo. Dans trois domaines clés de l'intégrité publique – les déclarations de patrimoine et de dons, les conflits d'intérêts et les plans d'intégrité institutionnelle –, l'information est actuellement fragmentée, structurée de manière incohérente et souvent non publiée dans des formats accessibles ou réutilisables. De ce fait, il est difficile de comparer les données dans le temps, de mener des analyses systématiques ou de suivre les performances institutionnelles.

Cela limite la transparence réelle et affaiblit le contrôle public. Les citoyens et les contribuables sont touchés car la visibilité réduite des mécanismes d'intégrité accroît le risque de détournement de fonds publics et d'influence indue sur la prise de décision. Les organisations de la société civile, les journalistes d'investigation et les chercheurs sont confrontés à des obstacles supplémentaires dus à la dispersion et à la non-standardisation des données, ce qui entrave le suivi fondé sur des preuves et la détection précoce des risques d'atteinte à l'intégrité. Les institutions publiques elles-mêmes sont également touchées : sans systèmes numériques intégrés et indicateurs de performance clairs, les plans d'intégrité restent souvent de simples documents formels plutôt que de véritables outils de gestion, et les procédures de gestion des conflits d'intérêts manquent de traçabilité publique.

Le problème se pose au niveau national et touche les institutions centrales comme locales. Il est particulièrement visible lors des périodes de risques accrus pour l'intégrité, comme les élections, les grands investissements publics, les marchés publics et les nominations à des postes de direction. Ces difficultés persistent depuis des années en raison de pratiques de publication des données non systématiques, de l'absence de formats ouverts et réutilisables et de mécanismes numériques limités pour un suivi continu. Avec le temps, cela a érodé la confiance du public dans les systèmes d'intégrité et a conduit à une mise en œuvre inégale des mesures anticorruption au sein des institutions.

2. Quelles sont les causes du problème ?
Le problème découle d'une combinaison de facteurs réglementaires, institutionnels, techniques et organisationnels qui limitent l'utilisation des données relatives à l'intégrité pour un contrôle efficace. Le problème central n'est pas l'absence de données, mais le fait que les informations existantes sur les déclarations de patrimoine, les conflits d'intérêts et les plans d'intégrité ne sont pas structurées de manière à favoriser une transparence et une responsabilisation réelles.

Plusieurs causes profondes contribuent à cette situation :
• Normes réglementaires insuffisantes – Les règles existantes n’exigent pas systématiquement la publication ouverte, normalisée et lisible par machine des données d’intégrité, et ne définissent pas non plus de normes unifiées en matière de métadonnées ni d’exigences de mise à jour régulière.
• Capacités institutionnelles limitées – Les institutions publiques manquent souvent d’expertise spécialisée en matière de gestion des données, de contrôle de la qualité et d’analyse des risques liés à l’intégrité, ce qui affecte l’exactitude, la cohérence et l’utilité des informations publiées.
- Flux de travail non standardisés - Les processus de signalement, de vérification, de publication et de suivi ne sont pas intégrés dans un cadre opérationnel unifié, ce qui entraîne des pratiques fragmentées et incohérentes.
• Systèmes numériques fragmentés – Les outils technologiques existants ne sont pas suffisamment interopérables, ce qui rend les processus de surveillance largement manuels, chronophages et difficiles à mettre à l’échelle.
• Une culture de conformité formelle – La publication des données est fréquemment considérée comme une obligation légale minimale plutôt que comme un outil fonctionnel d’analyse, de contrôle et de prise de décision.

Ensemble, ces facteurs aboutissent à des données d'intégrité difficiles à rechercher, à comparer et à analyser, ce qui limite leur utilité pour le contrôle public et la responsabilité institutionnelle.

Description de l'engagement
1. Qu'est-ce qui a été fait jusqu'à présent pour résoudre le problème ?
Ces dernières années, le Kosovo a franchi d'importantes étapes initiales en vue de la numérisation de certains aspects de son dispositif anticorruption. Une plateforme numérique de déclaration de patrimoine a été mise en place, comprenant des modules pour le dépôt des déclarations de patrimoine et de dons, le suivi de la mise en œuvre des plans d'intégrité institutionnelle et l'élaboration des rapports annuels d'intégrité. Ces efforts ont permis d'établir une infrastructure numérique de base et d'améliorer les processus administratifs internes liés à la gestion de l'intégrité. Toutefois, l'accessibilité et l'utilisation des données relatives à l'intégrité restent limitées. La publication des données n'a pas été systématique ni normalisée, et les informations sont souvent diffusées dans des formats difficiles à rechercher, à comparer ou à réutiliser. De plus, l'absence de systèmes intégrés et d'indicateurs de performance mesurables a réduit la capacité de suivre les tendances et d'évaluer l'efficacité des mécanismes d'intégrité.

De ce fait, les efforts précédents ont renforcé la numérisation administrative, mais n'ont pas encore permis de créer un cadre global pour un accès public structuré, l'analyse et le contrôle de l'intégrité des données. L'engagement proposé s'appuie sur la plateforme existante en mettant l'accent sur l'amélioration de la transparence, de l'utilisabilité et de l'interopérabilité des données.

2. Quelle solution proposez-vous ?
Cet engagement propose des améliorations ciblées en matière de gestion numérique et de publication proactive des données relatives à l'intégrité. Il vise à renforcer la plateforme existante de l'Agence anticorruption, à développer un accès public structuré aux principaux ensembles de données via une API publique ou des formats téléchargeables, et à normaliser la publication des informations sur les déclarations de patrimoine, les conflits d'intérêts et le suivi des plans d'intégrité. Contrairement aux initiatives précédentes, qui se sont principalement concentrées sur le renforcement de la numérisation administrative interne, la solution proposée privilégie des données publiques structurées, réutilisables et comparables. Elle introduit des normes de publication communes, des indicateurs mesurables et des pratiques de suivi régulières qui facilitent l'accès aux informations relatives à l'intégrité, leur analyse et leur suivi dans le temps. En améliorant l'utilisabilité et la transparence des données, cet engagement renforce le contrôle public et la responsabilité institutionnelle. Il s'attaque à un aspect crucial du problème – le manque de données d'intégrité accessibles et contrôlables – tout en reconnaissant que les réformes anticorruption plus larges vont au-delà de la simple transparence numérique. Cet engagement se concentre donc spécifiquement sur la gouvernance numérique et la publication des données relatives à l'intégrité publique.

3. Quels résultats voulons-nous atteindre en mettant en œuvre cet engagement ?
La mise en œuvre de cet engagement vise à apporter des améliorations concrètes en matière d'accessibilité, d'utilisabilité et de suivi des données relatives à l'intégrité, renforçant ainsi la transparence et la responsabilité publique.

Résultats attendus
• Une plateforme numérique améliorée pour l'Agence anti-corruption, dotée de fonctionnalités optimisées pour la gestion et la publication des données relatives à l'intégrité.
• Accès public structuré aux principaux ensembles de données sur les déclarations de patrimoine, les conflits d'intérêts et la mise en œuvre des plans d'intégrité, via une API publique et/ou des formats téléchargeables standardisés
• Publication régulière de rapports et d'ensembles de données utilisant des normes communes et des indicateurs mesurables
• Des lignes directrices et des procédures claires pour la publication proactive et le suivi régulier des données d'intégrité

Évolution des connaissances, des capacités et des pratiques
Renforcement des capacités institutionnelles en matière de gestion des données, de contrôle de la qualité et de transparence numérique au sein des organismes publics responsables
• Renforcement des capacités de la société civile, des médias et des chercheurs à analyser les données d'intégrité et à exercer une surveillance fondée sur des preuves
• Mise en place de pratiques courantes pour la publication proactive et le suivi systématique des informations relatives à l'intégrité
• Un recours accru aux données structurées pour favoriser la transparence, l’analyse des risques et la prise de décision fondée sur des données probantes

Ensemble, ces résultats amélioreront le fonctionnement pratique des mécanismes d'intégrité en rendant l'information plus accessible, comparable et utilisable tant pour les institutions que pour le public.

Analyse des engagements
Questions | Réponses (si non applicable, répondez simplement par N/A)
1. Comment l'engagement favorisera-t-il la transparence ?
Cet engagement favorise la transparence en garantissant la publication proactive de données structurées, normalisées et réutilisables sur les déclarations de patrimoine, les conflits d'intérêts et la mise en œuvre des plans d'intégrité. En améliorant l'organisation et la publication des informations relatives à l'intégrité sur la plateforme numérique de l'Agence anticorruption, cet engagement facilite l'accès, la recherche et la comparaison des données publiques essentielles.

L'introduction d'un accès public via une API et des rapports ouverts normalisés améliore la capacité des citoyens à obtenir des informations fiables et actualisées. Les organisations de la société civile, les médias et les chercheurs pourront analyser plus efficacement les données d'intégrité, tandis que le grand public bénéficiera d'une meilleure compréhension du fonctionnement concret des mécanismes d'intégrité.

En passant d'une divulgation fragmentée et basée sur des documents à une publication de données structurée et régulièrement mise à jour, cet engagement accroît la transparence des institutions publiques et renforce le contrôle public des processus liés à l'intégrité.

2. Comment l’engagement contribuera-t-il à favoriser la responsabilisation ?
Cet engagement renforce la transparence en assurant la diffusion régulière, normalisée et accessible au public d'informations sur la mise en œuvre des principaux mécanismes d'intégrité. Grâce à la publication structurée de données et de rapports sur les déclarations de patrimoine, les conflits d'intérêts et les plans d'intégrité, les institutions publiques gagnent en visibilité et en contrôle auprès des citoyens.

L’accès public aux données d’intégrité via des plateformes numériques et des formats ouverts permet à la société civile, aux médias et aux citoyens de suivre les tendances, de comparer les informations dans le temps et d’évaluer si les institutions respectent leurs obligations en matière d’intégrité. L’utilisation d’indicateurs mesurables et la production de rapports réguliers instaurent une base transparente pour le suivi des performances et l’identification des lacunes.

En rendant les informations relatives à l'intégrité systématiquement disponibles et comparables, cet engagement soutient une surveillance fondée sur des données probantes et renforce la responsabilité institutionnelle de remédier aux lacunes identifiées, renforçant ainsi la responsabilité publique.

3. Comment l'engagement améliorera-t-il la participation citoyenne dans la définition, la mise en œuvre et le suivi des solutions ?
Cet engagement renforce la participation citoyenne en élargissant l'accès libre à des données structurées sur l'intégrité, permettant aux citoyens, aux organisations de la société civile et aux médias de suivre l'action des institutions et d'alimenter le débat public. En facilitant l'accès et l'analyse des informations relatives à l'intégrité, cet engagement permet aux acteurs civiques de s'impliquer davantage dans le contrôle, le plaidoyer et le dialogue fondé sur des données probantes avec les institutions publiques.

L'accès numérique à des données comparables et régulièrement mises à jour favorise un débat public éclairé sur les risques d'atteinte à l'intégrité et les priorités de réforme. Les organisations de la société civile et les chercheurs peuvent utiliser ces données pour élaborer des analyses et des recommandations, tandis que les citoyens comprennent mieux le fonctionnement concret des mécanismes d'intégrité.

Bien que cet engagement porte principalement sur la transparence et l'accessibilité des données, il crée des bases plus solides pour un engagement civique significatif en fournissant aux parties prenantes des informations fiables pour participer au suivi et à l'amélioration des systèmes d'intégrité.

Planification des engagements
Étapes clés | Résultats attendus | Date d'achèvement prévue | Parties prenantes
Élaboration et adoption d'une législation secondaire établissant des normes pour la publication numérique des données d'intégrité
Élaboration, consultation et adoption d'une réglementation secondaire définissant les normes juridiques et techniques relatives à la publication numérique structurée des données d'intégrité. Cette réglementation précisera les responsabilités institutionnelles, les formats de publication des données, la fréquence de mise à jour et les normes minimales de transparence concernant les déclarations de patrimoine, les conflits d'intérêts et les rapports sur les plans d'intégrité.
Projet de législation secondaire définissant les normes de publication structurée des données d'intégrité ; consultation des parties prenantes (institutions concernées et société civile) ; législation secondaire adoptée ; guide de mise en œuvre publié à l'intention des institutions responsables | 4e trimestre 2026 | Responsable : Agence pour la prévention de la corruption |
Parties prenantes : Gouvernement : Agence pour la prévention de la corruption ; OSC : Co-acteurs de la société civile et autres organisations assurant une représentation inclusive des OSC, y compris les organisations communautaires ; Autres : Donateurs, etc.

Développement et mise en œuvre d'un accès numérique public aux données d'intégrité
Amélioration de la plateforme numérique de l'Agence pour la prévention de la corruption afin de permettre un accès public structuré aux données relatives à l'intégrité. Cette étape importante comprend la mise en service d'une API publique et la mise à niveau de certains modules de la plateforme pour permettre la publication standardisée d'informations clés sur l'intégrité. | API publique fonctionnelle offrant un accès structuré à des ensembles de données sélectionnés sur les déclarations de patrimoine et le suivi de l'intégrité ; Plateforme numérique de l'Agence pour la prévention de la corruption mise à niveau avec des modules améliorés pour la publication d'informations relatives à l'intégrité ; Registre public en ligne des postes déclarables, disponible en format consultable et téléchargeable ; Publication régulière de rapports issus du suivi systématique de la mise en œuvre du plan d'intégrité dans les institutions publiques ; Documentation technique et guide d'utilisation pour l'accès et l'utilisation des ensembles de données publiés | 3e trimestre 2026 (juillet 2026) |
Chef de file : Agence pour la prévention de la corruption | Parties prenantes : Gouvernement : Agence pour la prévention de la corruption ; OSC : Co-acteurs de la société civile et autres organisations assurant une représentation inclusive des OSC, y compris les organisations communautaires ; Autres : Donateurs, etc.


Engagements