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Pérou

Programme national de justice ouverte (PE0124)

Marché

D'un coup d'œil

Plan d'action: Plan d'action pour le Pérou 2025-2027

Cycle du plan d'action : 2025

Statut:

Institutions

Institution responsable : Pouvoir judiciaire

Institution (s) de soutien:

Domaines politiques

Judiciaire, Justice, Open Data, Justice ouverte, Approches participatives, Participation du public

Revue IRM

Rapport IRM : en attente d'examen par l'IRM

Premiers résultats : en attente de l'examen de l'IRM

Design i

Vérifiable : en attente d'examen IRM

Pertinent pour les valeurs de l'OGP : en attente d'examen par l'IRM

Ambition (voir définition): En attente d'examen IRM

Mise en œuvre i

Achèvement : En attente de l'examen IRM

Description

Description de l'engagement

Quel est le problème public auquel cet engagement vise à remédier ?

Il existe un décalage important entre les demandes des citoyens pour une justice plus transparente et accessible, et les capacités institutionnelles du système à y répondre. Ce décalage se reflète dans des indicateurs internationaux tels que l'Indice de l'état de droit du World Justice Project, qui évalue des facteurs comme la justice civile et pénale. Le problème est aggravé par des facteurs structurels :

• Déficit de compétences spécifiques : De nombreux magistrats et opérateurs judiciaires ne sont pas formés aux outils de gouvernement ouvert et de justice, ce qui limite la mise en œuvre de réformes efficaces et l'utilisation des plateformes numériques.
• Culture organisationnelle et résistance au changement : la hiérarchie et les pratiques traditionnelles rendent difficile le passage de la théorie à l'action, perpétuant ainsi la perception d'un système judiciaire distant et complexe.
• Composition du pouvoir judiciaire : Un pourcentage élevé de juges sont provisoires ou surnuméraires (environ 50 %), ce qui souligne l’urgence d’une formation standardisée et continue à l’intégrité et à l’ouverture judiciaire dès le début de leur carrière.
• Méfiance des citoyens : L’absence de mécanismes de participation et l’utilisation d’un langage excessivement technique dans les résolutions engendrent la méfiance et rendent le contrôle citoyen difficile.
• Incitations inadaptées : L’absence d’un système d’incitations formel et articulé décourage l’innovation et l’adoption de nouvelles pratiques de transparence judiciaire.

Quel est l'engagement?

Cet engagement établit une stratégie nationale de formation visant à institutionnaliser une culture de transparence au sein du système judiciaire péruvien. Il s'agit de renforcer systématiquement les compétences des juges et du personnel judiciaire en matière de principes de gouvernement ouvert, et de créer des incitations favorisant la mise en œuvre de pratiques innovantes de transparence, de participation, d'intégrité et de collaboration dans l'exercice de leurs fonctions. L'objectif est de générer un changement concret dans la prestation de services de justice, au-delà de la simple formation théorique, afin que les usagers puissent constater et expérimenter de réelles améliorations dans le service et son fonctionnement.

• Des phrases et des décisions claires : les juges utilisent un langage simple, facilitant la compréhension de leurs décisions sans sacrifier la rigueur juridique.
• Un service empathique et efficace : Le personnel judiciaire est formé pour interagir avec les citoyens en utilisant des outils d’innovation publique afin de comprendre et de mieux répondre à leurs besoins.
• Transparence proactive : Publication des données judiciaires dans des formats ouverts et accessibles, permettant leur analyse et leur réutilisation par les citoyens et le secteur universitaire.
• Espaces de participation : Mise en œuvre de mécanismes de retour d’information et de co-création pour l’amélioration continue des services judiciaires.

Le programme de formation sera développé de manière modulaire et évolutive, en commençant par une première étape de connaissances de base pour ensuite consolider un programme de formation de haut niveau destiné aux juges et axé sur :

1. Programme de formation complet : Le programme, axé sur la clarté du langage, la transparence active, la participation citoyenne, l’intégrité, la déontologie judiciaire et l’utilisation des données ouvertes et des plateformes numériques, se conclut par un projet pratique permettant la mise en application des connaissances acquises. Ce projet comprend une immersion concrète au sein d’un tribunal, du point de vue d’un citoyen.
2. Système d'incitations et de reconnaissance : Afin de promouvoir et de récompenser la mise en œuvre de bonnes pratiques, et de favoriser un écosystème d'innovation, des attestations de mérite, dont une copie sera versée au dossier personnel, seront délivrées.
3. Gestion des connaissances : Création d’un système permettant aux participants de partager et de reproduire les applications réussies de ce qui a été appris, démontrant des résultats tangibles, suivant les lignes directrices du Secrétariat de la gestion publique (SGP) et conformément aux règlements et directives pour la formation des juges.

Comment l'engagement contribuera-t-il à résoudre le problème public?

Cet engagement s’attaque aux causes profondes du fossé entre la justice et les citoyens, qui n’est pas seulement technologique, mais fondamentalement culturel et lié aux capacités :

Face au manque de connaissances techniques, le programme dote les juges et le personnel judiciaire de compétences spécifiques dans des domaines tels que la communication en langage clair, l'ouverture des données, la conception de services centrés sur l'utilisateur et la participation citoyenne. Il transforme ainsi un concept abstrait (« justice ouverte ») en un ensemble d'outils pratiques applicables au travail quotidien.
Face aux résistances au changement, le système d’incitations (reconnaissances, certifications, récompenses des bonnes pratiques) génère une motivation positive. Par la reconnaissance et la visibilité qu’il confère, il crée un effet multiplicateur et favorise une saine émulation en faveur de l’innovation dans le domaine de la transparence judiciaire.
Face à la fragmentation des efforts, cet engagement établit une stratégie nationale et un cadre commun. Il garantit que les initiatives d’ouverture ne soient pas des actions isolées et volontaires, mais s’inscrivent dans une politique institutionnelle cohérente et durable, jetant ainsi les bases d’un changement culturel profond et pérenne.
Face à la méfiance des citoyens, la formation du personnel en contact direct avec les usagers et chargé de prononcer les peines a un impact direct sur la qualité du service. Des peines plus claires, des données plus accessibles et une attitude proactive en faveur de la participation citoyenne sont les résultats directs qui permettent de rétablir la légitimité et la confiance dans le système.

En quoi cet engagement est-il pertinent au regard des principes du gouvernement ouvert ?

Cet engagement est un pilier fondamental de la transparence gouvernementale, car il agit directement sur les acteurs du système judiciaire.

• Transparence : Elle renforce les capacités de publication de données ouvertes et d'utilisation d'un langage clair dans les phrases, ce qui permet aux citoyens de comprendre et d'utiliser l'information judiciaire.
• Participation : Elle fournit aux juges et au personnel judiciaire des outils méthodologiques pour impliquer activement les citoyens dans l’amélioration des services de justice.
• Responsabilité et intégrité : Elle renforce l’éthique judiciaire et l’intégrité publique, éléments clés permettant aux responsables d’assumer la responsabilité de leurs décisions et de leurs actions.
• Collaboration : Le système d’incitations et la reconnaissance des bonnes pratiques favorisent un écosystème d’innovation et de collaboration entre les offices judiciaires afin de reproduire les initiatives réussies.

Acteurs impliqués

Entités publiques :
• Pouvoir judiciaire du Pérou (entité chef de file) : Par l’intermédiaire de sa direction générale, il pilote la conception des programmes de formation et des propositions de primes, l’organisation des sessions de formation et la mise en œuvre du système de primes par le biais de ses instances compétentes à destination du personnel judiciaire (à l’exclusion des juges et des magistrats).
• Centre de recherche judiciaire (CIJ) et Académie de la magistrature (AMAG) : acteurs clés pour intégrer ces nouveaux sujets dans la formation initiale et continue des magistrats et des procureurs, en mettant en œuvre les principes de la justice ouverte à la base et en tenant compte de la structure hiérarchique de l'organisation.
• Présidence du Conseil des ministres (PCM) : Par l’intermédiaire du Secrétariat à la gestion publique, du Secrétariat à la transformation gouvernementale et numérique et du Secrétariat à l’intégrité publique, elle fournit le cadre méthodologique du gouvernement ouvert et le contenu de formation pour assurer son alignement avec les normes et politiques nationales.

Société civile et autres acteurs :
• Les barreaux du Pérou : ils peuvent faire office de jurés dans le cadre du concours des bonnes pratiques. De plus, dans le cadre de la Politique de modernisation de la gestion publique à l’horizon 2030, ils peuvent dispenser des formations sur la clarté du langage et des conseils juridiques aux usagers en matière de transparence gouvernementale et judiciaire.
• Universités : Elles collaborent à l’élaboration de modules de formation et étudient l’impact de la justice ouverte.

Programme d'engagement

Activité clé | Unité biologique responsable | Méthode de vérification | Date de début | Date de fin
1. Recherche sur les problèmes axée sur l'utilisateur. Des outils d'innovation approfondis (entretiens approfondis, observation, groupes de discussion) seront utilisés pour comprendre les besoins réels. | Gestion des ressources humaines en coordination avec le Centre de recherche judiciaire | Rapport sur les conclusions et les besoins de formation identifiés du point de vue de l'utilisateur, intégré au plan de développement professionnel institutionnel. | Janvier 2026 | Février 2026
2. Conception du Programme national de formation et validation de la proposition. La proposition sera validée auprès des utilisateurs finaux afin d'en garantir la pertinence. | Gestion des ressources humaines en coordination avec l'AMAG, les ordres des avocats et les universités | Cadre curriculaire officiel, validé par les utilisateurs et les experts. | Février 2026 | Mars 2026
3. Conception et mise en œuvre du système d'incitation et de gestion des connaissances. | Gestion des ressources humaines | Conception de bases de compétition de bonnes pratiques et mise en place d'une plateforme de partage des réussites. | Janvier 2026 | Mars 2027
4. Stratégie de communication et de développement durable. Mise en œuvre du programme de formation, phase I. | Communication et gestion de l'image institutionnelle / Gestion des ressources humaines / Communication institutionnelle et informationnelle | Modules de formation diffusés et mis en œuvre. Rapport des ajustements apportés après validation auprès des utilisateurs. | Avril 2027 | Juin 2027
5. Lancement et mise en œuvre de la première édition du concours des bonnes pratiques en matière de justice ouverte, phase I. | Secrétariat administratif du Service des propositions citoyennes/Gestion de l'image institutionnelle | Participants inscrits. | Juillet 2027 | Octobre 2027
6. Évaluation des résultats, proposition d'institutionnalisation et mécanismes de réplication. | Gestion des ressources humaines | Rapport final avec cérémonie de remise des prix, diffusion des résultats et guide pour la réplication des bonnes pratiques au niveau local. | Novembre 2027 | Décembre 2027

Produit final

Le « Programme national de formation à la justice ouverte » est institutionnalisé et pleinement opérationnel. Ce produit final se concrétise en trois composantes vérifiables :
• Cadre curriculaire officiel : Un programme de formation formel, avec des modules, du matériel et un système d'évaluation, aligné sur le contenu du cours de développement des capacités de Servir, approuvé et intégré dans le Plan annuel de renforcement des capacités du pouvoir judiciaire et de l'AMAG.
• Système d’incitations opérationnelles : « Bonnes pratiques annuelles en matière de concurrence ouverte dans le domaine de la justice », conçu, réglementé et dont la première édition est achevée.
• Masse critique de fonctionnaires certifiés : Une première cohorte d’au moins 100 juges et membres du personnel judiciaire stratégique formés et certifiés, capables d’agir comme agents de changement dans leurs juridictions respectives.

Indicateurs de résultats pour la pérennité de l'engagement
• Taux de couverture et de certification : Pourcentage de juges et de membres du personnel judiciaire ayant suivi et approuvé le programme de formation national (Nombre de juges et de membres du personnel judiciaire ayant suivi et approuvé le programme de formation national / Nombre de juges et de membres du personnel judiciaire inscrits au programme) x 100.
• Taux de couverture régionale : Pourcentage de personnel formé par district judiciaire, avec des objectifs spécifiques pour garantir la décentralisation.
• Niveau d’adoption des incitations : Nombre de candidatures reçues annuellement pour le concours des bonnes pratiques.
• Indice d’application pratique : Nombre de projets de réplication des bonnes pratiques mis en œuvre au niveau local et régional.

Informations de suivi des engagements

Entité responsable de l'engagement
Pouvoir judiciaire (PJ)

Unité organique chargée du suivi des engagements
Gestion des ressources humaines (sous-gestion de la formation et de la performance) en coordination avec le Centre de recherche judiciaire et l'Académie de la magistrature (AMAG)


Engagements