Ghana
Lancer une plateforme en ligne pour les demandes de droit à l'information
Marché
Niveau de gouvernement : Nationales
Institution principale: Département des services d'information
Domaines de défi : Accès à l'information
Description
Description de la réforme Nous proposons le développement et l’opérationnalisation d’un portail d’accès à l’information en ligne. Cette réforme vise à fournir aux citoyens une plateforme pratique, accessible et sécurisée pour soumettre des demandes de droit à l'information (RTI) conformément à la loi RTI de 2019 (loi 989). Le portail servira d’interface centralisée pour le suivi des demandes, la fourniture de réponses rapides des institutions publiques et la génération de données pour le suivi de la conformité et des performances. Cette réforme complète également les efforts nationaux en cours menés par le Département des services d’information (ISD), le Bureau des communications du gouvernement et la Commission du droit à l’information (RTIC). Il s’agit notamment d’initiatives nationales de renforcement des capacités, de la création du Centre national de contact d’information (info311) et de consultations inclusives des parties prenantes pour soutenir la rédaction du Règlement RTI. Problème(s) abordé(s) par la réforme L’action proposée vise à résoudre plusieurs problèmes publics spécifiques : 1. Accès limité à l’information : De nombreux citoyens sont confrontés à des difficultés pour accéder à l’information publique en raison de retards bureaucratiques, d’un manque de connaissances sur le processus d’accès à l’information ou d’obstacles physiques, en particulier dans les zones reculées. Le portail en ligne offrira un moyen pratique et équitable à tous les Ghanéens d’exercer leur droit à l’information. 2. Faible sensibilisation et engagement du public : Malgré l’adoption de la loi RTI, la compréhension du public de la loi et de ses procédures reste faible. Cette réforme soutient les efforts continus de sensibilisation en fournissant un outil pratique qui encourage la participation citoyenne et sensibilise les usagers à leurs droits. 3. Inefficacités dans le processus de demande d’accès à l’information : Le système manuel actuel de traitement des demandes d’accès à l’information peut être lent, opaque et incohérent d’une institution à l’autre. Une plateforme numérique centralisée rationalisera le traitement des demandes, améliorera les temps de réponse et favorisera la responsabilité dans la prestation de services. 4. Faiblesse des mécanismes de transparence et de responsabilité : En l’absence d’un système transparent et traçable, il est difficile de contrôler la manière dont les institutions publiques se conforment à la loi RTI. Le portail en ligne générera des données pour le suivi des performances, améliorant ainsi la surveillance et la responsabilité institutionnelle. 5. Exclusion des populations vulnérables : Les groupes marginalisés, notamment les personnes handicapées et celles vivant dans les zones rurales, sont souvent ceux qui ont le moins accès à l’information publique. En intégrant des caractéristiques de conception accessibles et en favorisant l’inclusion numérique, la réforme contribue à combler le fossé de l’information et à promouvoir une gouvernance inclusive. L’action proposée – développer et rendre opérationnel un portail en ligne d’accès à l’information – représente une étape importante vers la résolution des problèmes publics identifiés, car elle introduit une solution transformatrice, évolutive et durable pour améliorer la transparence et l’accès du public aux informations détenues par le gouvernement. 1. Numérisation pour une portée plus large : En tirant parti de l’infrastructure numérique, la réforme surmonte les barrières géographiques et physiques, permettant aux citoyens de toutes les régions, y compris les zones rurales et difficiles d’accès, de soumettre et de suivre les demandes RTI à distance et de manière pratique. 2. Efficacité et transparence accrues : le portail normalisera et rationalisera le processus de demande d’accès à l’information dans toutes les institutions publiques, réduisant ainsi les retards, éliminant la bureaucratie inutile et introduisant une piste vérifiable des demandes et des réponses. Cela améliore considérablement la responsabilité institutionnelle. 3. Données pour la surveillance et l'amélioration des politiques : grâce à des analyses intégrées, le portail générera des données en temps réel sur les taux de conformité, les délais de réponse et les demandes d'informations courantes, offrant à la Commission du droit à l'information (RTIC) et aux parties prenantes des preuves pour évaluer les performances et éclairer les décisions politiques. 4. Soutien à la gouvernance inclusive : Le portail sera conçu avec des fonctionnalités d’accessibilité, telles que le support multilingue, la navigation vocale et les aides visuelles, pour garantir l’inclusion, en particulier pour les personnes handicapées et les populations à faible niveau d’alphabétisation. Cela soutient l’objectif plus large d’une gouvernance participative et équitable. 5. Catalyseur de sensibilisation du public : la plateforme numérique servira à la fois d'outil de demande et de centre éducatif, offrant des ressources sur les droits RTI des citoyens et les obligations institutionnelles. Cela renforcera ainsi les efforts continus d’éducation du public et de renforcement des capacités, contribuant ainsi à cultiver une culture de transparence et de citoyenneté active. Essentiellement, cette réforme opérationnalise la loi RTI d’une manière pratique et conviviale pour les citoyens et illustre l’engagement du gouvernement dans le cadre de l’OGP à rendre la gouvernance plus ouverte, plus réactive et plus responsable. Pertinence par rapport aux valeurs du PGO L’action proposée – développer et rendre opérationnel un portail d’accès à l’information en ligne – est directement alignée sur les valeurs fondamentales du gouvernement ouvert que sont la transparence, la responsabilité publique et la participation civique, de la manière suivante : 1. Transparence : Le portail fournira une plateforme centralisée et conviviale permettant aux citoyens d’accéder aux informations détenues par les institutions publiques. En permettant la soumission et le suivi numériques des demandes de droit à l’information (RTI), cela augmente la visibilité sur les opérations, les décisions et l’allocation des ressources du gouvernement. Elle garantit également que les documents et ensembles de données clés sont mis à disposition de manière proactive, réduisant ainsi l’asymétrie d’information entre l’État et le public. 2. Responsabilité publique : Le portail institutionnalisera des délais clairs et des mécanismes de suivi pour répondre aux demandes d’information. Cela permet de garantir que les fonctionnaires et les institutions publiques sont tenus responsables du respect de leurs obligations en vertu de la loi RTI. Elle permet également aux organismes de contrôle tels que la Commission du droit à l’information de surveiller la conformité, d’identifier les goulots d’étranglement et de prendre des mesures correctives si nécessaire. 3. Participation civique : En réduisant les obstacles à la demande d’informations publiques, en particulier pour les personnes vivant dans des zones reculées, les personnes handicapées et les groupes marginalisés, le portail permet à davantage de citoyens de participer aux processus de gouvernance. L’accès à des informations opportunes et crédibles est essentiel pour un débat public éclairé, un plaidoyer communautaire et un engagement significatif dans l’élaboration des politiques et la planification du développement. En résumé, cette action renforce la gouvernance démocratique en favorisant une citoyenneté plus informée, engagée et autonome tout en renforçant la réactivité et l’ouverture des institutions. Résultats escomptés À la fin de la période de mise en œuvre, les résultats escomptés de l’action sont les suivants : 1. Portail RTI opérationnel en ligne : une plateforme en ligne entièrement fonctionnelle et conviviale sera développée et lancée pour permettre aux citoyens de soumettre, de suivre et de recevoir des réponses aux demandes RTI de manière pratique et sécurisée depuis n'importe où dans le pays. 2. Accès et utilisation accrus : Une augmentation significative du nombre de demandes d’accès à l’information soumises par voie numérique, en particulier par des personnes vivant dans des régions éloignées, des personnes handicapées, des jeunes et d’autres groupes mal desservis, en raison de l’accessibilité améliorée de la plateforme. 3. Amélioration de la réactivité et de la transparence : efficacité et rapidité accrues dans la manière dont les institutions publiques répondent aux demandes d’accès à l’information (RTI), avec une documentation et un suivi améliorés du respect des délais et des obligations en vertu de la loi RTI. 4. Cadre juridique renforcé : Adoption et mise en œuvre de l’instrument législatif (IL) pour opérationnaliser la loi 989, fournissant des procédures standardisées et des lignes directrices plus claires pour la mise en œuvre des institutions. 5. Capacité et sensibilisation renforcées : Sensibilisation plus large du grand public et capacité améliorée des agents publics à utiliser le portail et à respecter leurs obligations en vertu de la loi RTI. 6. Intégration avec les systèmes existants : Intégration synergique du portail en ligne avec les mécanismes existants comme le Centre national de contact d'information (info311) pour garantir une expérience citoyenne transparente et une collecte de données centralisée. 7. Rapports et suivi fondés sur des données probantes : disponibilité de données et d’analyses en temps réel à partir du portail pour soutenir le suivi, l’évaluation et l’élaboration de politiques liées à l’accès à l’information et à la gouvernance. Ces résultats devraient contribuer de manière significative à améliorer la transparence, à renforcer la responsabilité publique et à approfondir la participation civique aux processus démocratiques du Ghana. Jalons 1. Développement et test du portail ATI - Mener des consultations auprès des parties prenantes pour valider les fonctionnalités du portail et les besoins des utilisateurs. - Concevoir et développer le portail en ligne pour faciliter les demandes RTI. - Intégrer des fonctionnalités d'accessibilité (par exemple, support multilingue, accès aux personnes handicapées). - Effectuer des tests système, y compris des tests d'acceptation par les utilisateurs, pour garantir la fonctionnalité et la sécurité. - Piloter le portail dans certains ministères, départements et agences (MDA) sélectionnés. 2. Formation et renforcement des capacités des agents RTI - Identifier et sélectionner les agents RTI et les personnes focales des institutions publiques ciblées. - Organiser des ateliers de formation pratique sur l'utilisation du portail ATI et le traitement des demandes numériques. - Élaborer des manuels d’utilisation et des guides techniques pour accompagner les opérations post-formation. - Mettre en place un service d’assistance ou un mécanisme de support pour le dépannage et l’assistance. 3. Lancement du portail ATI en ligne - Organisez un événement national pour dévoiler officiellement le portail ATI. - Engager les médias et les acteurs de la société civile pour amplifier le lancement. - Présenter des démonstrations en direct des fonctionnalités de la plateforme. - Diffuser des supports de lancement, notamment des dossiers de presse, des brochures et du contenu pour les médias sociaux. 4. Sensibilisation du public – Lancer une campagne multimédia à l’échelle nationale sur la manière d’utiliser le portail ATI. - Traduire les supports de sensibilisation dans les langues locales et dans des formats accessibles (braille, audio, etc.). - Mener des programmes de sensibilisation régionaux en partenariat avec les bureaux d’information de district, les OSC et les médias communautaires. - Cibler les étudiants, les personnes handicapées, les journalistes et les communautés rurales dans la campagne de sensibilisation. 5. Suivi, évaluation et apprentissage - Mettre en place des indicateurs et des repères pour mesurer l’utilisation du portail et le traitement des demandes RTI. - Surveiller les temps de réponse, la satisfaction des utilisateurs et la conformité institutionnelle. - Recueillir des commentaires par le biais d’enquêtes auprès des utilisateurs et de séances d’engagement des parties prenantes. - Préparer des rapports trimestriels et partager les résultats d'apprentissage avec les parties prenantes et la communauté OGP. La société civile est-elle impliquée ? Oui. La société civile participe activement à l’élaboration et à la mise en œuvre de l’action. Plus précisément : 1. Façonner la réforme : les organisations de la société civile (OSC) ont été impliquées dans des consultations avec les parties prenantes lors de la rédaction de l’instrument législatif (IL) visant à rendre opérationnelle la loi sur le droit à l’information (RTI). Leurs contributions ont contribué à façonner la conception, les fonctionnalités d’accessibilité et les fonctionnalités orientées utilisateur du portail d’accès à l’information en ligne (AI) proposé. 2. Mise en œuvre : Les OSC joueront un rôle clé dans les campagnes de sensibilisation du public et les efforts de sensibilisation communautaire. Ils aideront à traduire les informations clés dans les langues locales, à éduquer les citoyens sur la façon d’utiliser le portail et à surveiller la réactivité des institutions publiques aux demandes RTI. Certaines OSC soutiendront également des activités de formation et de plaidoyer en faveur de la transparence et de la responsabilité. Leur participation garantit que la réforme reste axée sur les citoyens, inclusive et conforme aux valeurs fondamentales d'un gouvernement ouvert.