Ignorer la navigation
Danemark (retiré)

Portails de lanceurs d'alerte anonymes pour les employés du système judiciaire (DK0070)

Marché

D'un coup d'œil

Plan d'action: Plan d'action du Danemark 2019-2021

Cycle du plan d'action : 2019

Statut:

Institutions

Organisme chef de file : le ministère danois de la Justice

Organismes de soutien : L’unité responsable des différents dispositifs de signalement dépend de l’autorité compétente. – Ministère de la Justice danois : Unité de numérisation du dispositif – Parquet général : Unité de protection des données – Police : Unité des inspections et des contrôles de la Police nationale du Danemark – Service de sécurité et de renseignement danois : Section juridique – Administration pénitentiaire : Service de gestion et de communication du dispositif – à compter du 1er janvier 2020, la Section juridique du dispositif

Domaines politiques

Lutte contre la corruption et intégrité, Justice, Justice ouverte, Police et correction, Protections des dénonciateurs

Revue IRM

Rapport IRM: Rapport sur les résultats du Danemark 2019-2022, Rapport de conception du Danemark 2019-2021

Premiers résultats : marginaux

Design i

Vérifiable : Oui

Pertinent pour les valeurs de l'OGP : Oui

Ambition (voir définition): Haut

Mise en œuvre i

Achèvement:

Description

Quel est le problème social que cet engagement vise à résoudre ?
Plusieurs affaires, comme celle du Tibet, ont suscité des réflexions sur les outils à mettre en œuvre pour révéler des informations sur des situations problématiques au sein des autorités, afin qu'elles puissent être traitées de manière appropriée. La mise en place de dispositifs d'alerte au sein du ministère danois de la Justice augmentera la probabilité que ce type d'informations soit rendu public, contribuant ainsi à instaurer une culture de transparence.

En quoi consiste cet engagement ?
Cet engagement implique la mise en place de dispositifs d'alerte au sein du parquet, de la police, du Service danois de sécurité et de renseignement (PET), de l'administration pénitentiaire et du ministère de la Justice. Les employés des autorités concernées peuvent utiliser ces dispositifs. Ils peuvent également être utilisés par les partenaires avec lesquels les autorités entretiennent une collaboration plus régulière ou formalisée, ainsi que par leurs employés. Les informations relatives aux problèmes graves ayant une incidence sur le fonctionnement des autorités peuvent être signalées. En règle générale, les signalements s'effectuent via un portail électronique dédié, qui permet également aux lanceurs d'alerte souhaitant conserver l'anonymat de communiquer avec eux.

Comment cet engagement contribuera-t-il à résoudre le problème social ?
La mise en place de dispositifs d'alerte, permettant de signaler des informations anonymement et offrant aux autorités la possibilité de communiquer avec les lanceurs d'alerte pour approfondir l'enquête, encouragera les employés et les partenaires à exprimer leurs préoccupations quant aux comportements répréhensibles au sein des autorités, sans craindre de conséquences négatives pour leur emploi. Il en résultera une augmentation des chances de déceler les erreurs et omissions des autorités, contribuant ainsi à rehausser la qualité des services publics.

Pourquoi cet engagement est-il pertinent pour les valeurs OGP?
Les dispositifs d'alerte permettront aux employés et aux partenaires de signaler plus facilement les situations problématiques au sein des autorités, contribuant ainsi à une culture de transparence et d'ouverture. Cet engagement renforce la responsabilité civique. La mise en place de ces dispositifs ouvrira la voie au signalement des informations relatives aux situations problématiques au sein des autorités. Elle augmentera la probabilité de déceler les erreurs et les omissions, améliorant ainsi la qualité des services publics.

Résumé du statut à mi-parcours de l'IRM

7. Dispositifs de protection des lanceurs d'alerte au sein du ministère danois de la Justice

Objectif principal

Cet engagement implique la mise en place de dispositifs d'alerte au sein du parquet, de la police, du Service danois de sécurité et de renseignement (PET), de l'administration pénitentiaire et du ministère de la Justice. Les employés des autorités concernées peuvent utiliser ces dispositifs. Ils peuvent également être utilisés par les partenaires avec lesquels les autorités entretiennent une collaboration plus régulière ou formalisée, ainsi que par leurs employés. Les informations relatives à des problèmes graves ayant une incidence sur le fonctionnement des autorités peuvent être signalées. En règle générale, les signalements s'effectuent via un portail électronique dédié, où il est également possible de communiquer avec les lanceurs d'alerte souhaitant conserver l'anonymat. [26]

Milestones

  • Suivi continu des dispositifs de protection des lanceurs d'alerte au sein du ministère danois de la Justice.

Note éditoriale: Pour consulter le texte intégral de cet engagement, veuillez vous référer au plan d'action du Danemark à l'adresse suivante : https://digst.dk/media/21659/ogp-nap-2019-2021-english.pdf, Pp 23-25.

Évaluation du rapport de conception de l'IRM

Vérifiable:

Oui

Pertinent:

Accès à l'information, responsabilité publique

Impact potentiel:

Modérée

Analyse des engagements
Cet engagement vise à instaurer des mécanismes de protection des lanceurs d'alerte au sein du ministère danois de la Justice. Il a notamment pour objectifs de protéger les employés contre les conséquences négatives lorsqu'ils signalent des problèmes légitimes de mauvaise gestion au sein des autorités concernées, grâce à des canaux de signalement anonymes. On s'attend ainsi à une augmentation du nombre de signalements et, par conséquent, à une amélioration des services publics. Cet engagement précède la directive européenne sur la protection des lanceurs d'alerte, entrée en vigueur le 16 décembre 2019, qui impose à tous les États membres de l'UE, dont le Danemark, de transposer ses dispositions dans leur système juridique et institutionnel national d'ici décembre 2021. [27] Cela inclura une protection obligatoire des lanceurs d'alerte pour les entreprises privées et les institutions publiques, et obligera les employeurs à informer leurs employés du fonctionnement et de l'objectif des mécanismes de signalement. [28] Cet engagement fait suite à une recommandation du rapport de conception de l'IRM pour le plan d'action 2017-2019. [29] Il convient toutefois de noter que cet engagement en particulier ne s'applique qu'aux autorités relevant du ministère de la Justice et ne constitue pas une introduction générale de dispositifs ou de législations de protection des lanceurs d'alerte au Danemark, qui se déroule actuellement en dehors du cadre de l'OGP.

Cet engagement est conforme à la valeur de responsabilité publique du PGO, car il offre aux employés du ministère de la Justice, ainsi qu'aux parties externes, des canaux anonymes pour signaler des actes répréhensibles ou de corruption sans craindre de représailles. Ces canaux prendront principalement la forme de portails en ligne au sein des autorités compétentes, garantissant l'anonymat des personnes souhaitant signaler des problèmes. L'organisme concerné procédera ensuite à une analyse préliminaire conformément aux directives officielles et déterminera si le cas relève du mécanisme de protection des lanceurs d'alerte avant toute enquête. [30] En outre, cet engagement prévoit un rapport annuel concernant les dispositifs de protection des lanceurs d’alerte, ce qui est pertinent au regard de la valeur d’accès à l’information prônée par le PGO.

Avant cet engagement, la protection des lanceurs d'alerte n'était obligatoire que dans certains secteurs, comme le secteur financier. La mise en place de dispositifs de protection des lanceurs d'alerte (c'est-à-dire des systèmes et des directives concrets permettant aux lanceurs d'alerte de signaler les abus) au sein du ministère de la Justice constitue une réponse directe à des cas antérieurs de mauvaise conduite au sein des forces de l'ordre. Le plus notable est celui dit « de l'affaire du Tibet » en 2012, où une manifestation citoyenne a été entravée devant des responsables chinois sur la base d'ordres illégitimes de la police. Bien qu'ayant connaissance de ces agissements, de nombreux policiers ont hésité à les signaler à leur hiérarchie pendant plusieurs années après les faits. [31] Par ailleurs, la culture du travail danoise se caractérise par un haut niveau de confidentialité et le principe du devoir de loyauté des employés. Cependant, des fonctionnaires ont dû subir de longues procédures judiciaires pour avoir enfreint la confidentialité en signalant des pratiques inacceptables. [32]

L'introduction de dispositifs de signalement au sein du ministère de la Justice constitue une avancée notable pour la culture du travail public au Danemark. Développer une véritable culture du signalement au sein du ministère pourrait contribuer à réduire les cas de corruption, tout en renforçant la sécurité juridique et le bien-être des travailleurs. La société civile danoise a salué l'introduction de ces dispositifs, y voyant un moyen de mieux garantir la sécurité et les droits fondamentaux des employés grâce à des canaux d'enquête sécurisés et anonymes. Des inquiétudes subsistent toutefois quant au manque de participation des employés à la conception de ces dispositifs, ainsi que quant à la mesure dans laquelle les enquêtes potentielles seront menées par des acteurs indépendants. [33] Par ailleurs, selon un représentant de la société civile interrogé, l'ambition de cet engagement est limitée, le Danemark étant déjà tenu de mettre en œuvre la directive européenne susmentionnée relative à la protection des lanceurs d'alerte. Ce représentant a également souligné l'importance de mieux faire connaître les dispositifs de protection des lanceurs d'alerte par le biais d'actions de diffusion et de séminaires, afin de démontrer leur légitimité en tant qu'outil de responsabilisation. [34]

À la lumière des discussions susmentionnées sur la mise en œuvre des dispositifs de protection des lanceurs d’alerte, le chercheur de l’IRM recommande que le ministère de la Justice :

  • Donner à la société civile l’accès aux rapports annuels et la possibilité de les commenter ;
  • Entreprendre des campagnes de sensibilisation plus larges auprès des employés afin de garantir une perception positive des dispositifs de protection des lanceurs d'alerte.
[26] Agence danoise pour la numérisation, « Le plan d'action national danois OGP 2019-2021 », https://digst.dk/media/21659/ogp-nap-2019-2021-english.pdf
[27] Transparency International, une chance essentielle pour la protection des lanceurs d'alerte, https://www.transparency.org/en/blog/a-vital-chance-for-whistleblower-protection
[28] La directive s'applique aux entreprises de plus de 50 salariés et aux communes de plus de 10 000 habitants. Conseil de l'Union européenne, « Meilleure protection des lanceurs d'alerte : Nouvelle réglementation européenne applicable en 2021 ». https://www.consilium.europa.eu/da/press/press-releases/2019/10/07/better-protection-of-whistle-blowers-new-eu-wide-rules-to-kick-in-in-2021/
[29] Agence danoise pour la numérisation, « Le plan d'action national danois OGP 2019-2021 », https://digst.dk/media/21659/ogp-nap-2019-2021-english.pdf
[30] Ministère de la Justice, « Fælles retningslinjer for whitblowerordningerne på Justitsministeriets område », 3 août 2020.
[31] "Rigspolitichef Åbner Whistleblowerordning til betjenet après l'affaissement du Tibet", 15 juin 2018, https://www.dr.dk/nyheder/politik/rigspolitichef-aabner-whistleblower-ordning-til-betjente-efter-tibet-sag
[32] Changement de cap, « Protection des lanceurs d’alerte au Danemark », 2018, https://www.changeofdirection.eu/assets/briefings/EU%20briefing%20paper%20-%20Denmark%20-%20english.pdf
[33] Association danoise des avocats et des économistes, "Whistleblowerordninger på vej i hele staten", https://www.djoefbladet.dk/artikler/2019/2/whistleblowerordninger-p-aa--vej-i-hele-staten.aspx
[34] Entretien avec Marina Buch Kristensen, Transparency International Danemark, le 24 avril 2020.

Engagements