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Sri Lanka (retiré)

Promulgation et mise en œuvre de la loi sur le droit à l'information (LK0022)

Marché

D'un coup d'œil

Plan d'action: Plan d'action national du Sri Lanka 2016-2018

Cycle du plan d'action : 2016

Statut:

Institutions

Organisme responsable : Ministère des Réformes parlementaires et des Médias de masse

Institutions de soutien : Secrétariat présidentiel, ministère de l’Administration publique et de la Gestion, Commission du droit à l’information, Institut des juges du Sri Lanka et médias d’État ; OSC thématiques (par exemple : santé, corruption, éducation, autonomisation des femmes, etc.).

Domaines politiques

Lutte contre la corruption et intégrité, Institutions anti-corruption, Législation, Approches participatives, Droit à l'information

Revue IRM

Rapport IRM: Rapport de fin d’exercice au Sri Lanka 2016-2018, Rapport à mi-parcours sur le Sri Lanka 2016-2018

Premiers résultats : majeurs Majeurs

Design i

Vérifiable : Oui

Pertinent pour les valeurs de l'OGP : Oui

Ambition (voir définition): Haut

Mise en œuvre i

Achèvement:

Description

La reconnaissance juridique du droit à l'information des citoyens et un mécanisme efficace leur permettant d'y accéder sont essentiels pour instaurer une culture de transparence et de responsabilité dans la gouvernance et encourager la participation citoyenne. Ce droit constitue également un outil de lutte systématique contre la corruption et permet d'équilibrer le pouvoir du peuple face à sa concentration entre les mains des autorités publiques. Les composantes de la démocratie – telles que la représentation, la responsabilité et la prise de décision participative – sont facilitées par la mise en place d'un cadre dynamique de droit à l'information. Points à aborder : des ressources doivent être allouées et l'État doit déployer l'ensemble de l'infrastructure relative au droit à l'information. Des systèmes (y compris les TIC) doivent être développés pour la gestion des documents, la production de rapports, la divulgation proactive et le traitement des demandes. Les autorités publiques et leurs agents doivent être formés et sensibilisés aux principes et aux procédures du droit à l'information. Il est notamment essentiel de garantir l'autonomie des responsables de l'information et des agents désignés. Le gouvernement doit poursuivre ses campagnes de sensibilisation afin de permettre aux citoyens d'utiliser efficacement le mécanisme de droit à l'information établi. Des systèmes (y compris les TIC) doivent être mis en place pour la gestion des documents, la production de rapports, la divulgation proactive et le traitement des demandes. Les autorités publiques et leurs agents doivent être formés et sensibilisés aux principes et aux procédures du droit à l'information. Il est essentiel de garantir l'autonomie des agents d'information désignés. Le gouvernement doit poursuivre ses campagnes de sensibilisation afin que les citoyens soient en mesure d'utiliser le mécanisme de droit à l'information établi. Objectif principal : Renforcer le cadre anticorruption et faciliter la supervision et l'appropriation tripartite de la lutte contre la corruption par les secteurs public, privé et de la société civile.
Étapes clés pour respecter l'engagement (nouvelles ou en cours)
Engagement
Date de Début :

Date de fin:
1. La promulgation de la loi sur le droit à l'information

a) Le ministère chargé des médias de masse doit veiller à ce que les demandes d'accès à l'information puissent commencer à être traitées dans les 6 mois suivant la certification de la nouvelle loi sur le droit à l'information par le président de l'Assemblée (août 2016 - février 2017).
2. Nomination et formation des principaux acteurs du droit à l’information, notamment les commissaires à l’information et leur personnel ainsi que les responsables de l’information.

a) Le Conseil constitutionnel nommera la Commission du droit à l'information
Nouveautés août 2016 septembre 2016
b) Ministère chargé des médias de masse et/ou Commission chargée d'élaborer le mandat initial des responsables de l'information et des agents désignés
Nouveautés août 2016 septembre 2016
c) Le ministère chargé des médias de masse organisera 4 programmes de formation à l'intention de tous les responsables de l'information et des agents désignés au niveau ministériel, afin de leur permettre d'exercer leurs fonctions en vertu de la loi, sur les thèmes suivants :
• Valeur et rôle des RTI
• Recevoir les demandes et y répondre
• Divulgation proactive
• Gestion des documents Nouveau octobre 2016 août 2017
d) Le ministère chargé des médias de masse facilitera la formation des commissaires et du personnel des commissions du droit à l'information par des personnes ressources issues de commissions du droit à l'information de juridictions comparables.
Nouveau novembre 2016 juin 2018

e) Ministère chargé des médias de masse : sensibilisation et formation des autorités publiques – Afin de faire évoluer les mentalités, du secret vers la participation citoyenne, la responsabilité et l’assistance aux citoyens. (Août 2016 - Juin 2018)
3. Allocation des ressources, procédures et processus
a) Le ministère chargé des médias de masse nommera un responsable de la coordination de la mise en œuvre du droit à l'information.
Nouveautés août 2016 septembre 2016
b) Un agent de coordination de la mise en œuvre du droit à l'information sera chargé d'examiner et de mettre en œuvre les meilleures pratiques internationales en matière de procédures et de processus de mise en œuvre du droit à l'information. (Nouveauté : septembre 2016 - octobre 2016)
c) La Commission du droit à l'information publiera au Journal officiel les règles d'application de la loi, y compris les détails relatifs aux informations qui seront fournies gratuitement. (Nouvelle version : octobre 2016 - novembre 2016)
d) La Commission du droit à l'information publiera des lignes directrices sur la gestion des documents à l'intention des autorités publiques.
Nouveau novembre 2016 janvier 2017
e) Le ministère chargé des médias de masse publiera au Journal officiel les règlements conformément aux dispositions de la loi.
Nouveautés août 2016 octobre 2016
f) Le ministère chargé des médias de masse demandera au ministère des Finances d'inclure les ressources allouées au droit à l'information dans le budget national provisoire et annuel.
Nouveautés août 2016 août 2016
g) Le Secrétariat présidentiel transformera la ligne d'assistance téléphonique du Centre d'information gouvernemental (GIC-1919) en un portail central trilingue vocal de demandes d'accès à l'information, qui transmettra les demandes par écrit aux autorités publiques compétentes pour réponse. Mise à jour : août 2016 – décembre 2017
h) Le ministère chargé des médias de masse facilitera la mise en place d’un système permettant le suivi, le contrôle et le compte rendu des analyses des demandes d’accès à l’information.
Nouveautés août 2016 décembre 2017
i) Le Parlement doit modifier la loi n° 32 de 1955 sur les secrets officiels et le code des établissements afin de les rendre conformes à la loi sur le droit à l'information – veiller à ce que les dispositions contradictoires relatives au secret ou similaires soient modifiées conformément au cadre de la loi sur le droit à l'information.
Nouveautés août 2016 août 2017
4. Sensibiliser le public
a) Le ministère chargé des médias, en collaboration avec les autres acteurs étatiques concernés, mènera au moins trois campagnes de sensibilisation aux médias ciblant trois catégories : le grand public, les bénéficiaires de l’aide sociale et les femmes.
Nouveau février 2017 janvier 2018
b) Le ministère chargé des médias, en collaboration avec les autres acteurs étatiques concernés, mènera une campagne de sensibilisation ciblée pour la formation thématique sur l'utilisation du droit à l'information dans divers domaines à destination de la société civile. (Nouveau : février 2017 - janvier 2018)
c) Le gouvernement allouera une heure hebdomadaire à une émission sur le droit à l'information sur une chaîne de télévision publique – Discussions autour des principaux dossiers relatifs au droit à l'information, des militants, des réalisations, des débats, etc. Nouveau : août 2017 / juin 2018
d) Le gouvernement veillera à la publication bimensuelle des contenus relatifs au droit à l'information dans les journaux d'État en cinghalais, en tamoul et en anglais. (Version mise à jour : août 2017 - juin 2018)

Résumé du statut de fin de session IRM

22. Promulgation et mise en œuvre de la loi sur le droit à l'information

Texte d'engagement:

La promulgation et la mise en œuvre de la loi RTI

La reconnaissance juridique du droit à l'information des citoyens et un mécanisme efficace leur permettant d'y accéder sont essentiels pour instaurer une culture de transparence et de responsabilité dans la gouvernance et encourager la participation citoyenne. Ce droit constitue également un outil de lutte systématique contre la corruption. Il permet d'équilibrer le pouvoir du peuple face à la concentration du pouvoir entre les mains des autorités publiques. Les composantes de la démocratie – telles que la représentation, la responsabilité et la prise de décision participative – sont facilitées par la mise en place d'un cadre dynamique pour le droit à l'information.

Objectif principal:

Améliorer l’accès du public à l’information par l’adoption et la mise en œuvre effective d’une législation sur le droit à l’information (DDI).

Jalons:

  • 1. Un ministère chargé des médias de masse veillera à ce que les demandes d'accès à l'information puissent commencer à être traitées dans les 6 mois suivant la certification de la loi sur le droit à l'information par le président de l'Assemblée.
  • 2 Nomination et formation des principaux acteurs du droit à l’information, notamment les commissaires à l’information et leur personnel ainsi que les responsables de l’information :

(a) Le Conseil constitutionnel nommera la Commission du droit à l’information ;

b) Ministère chargé de la question des médias de masse et/ou Commission chargée d’élaborer le mandat initial des agents d’information (AI) et des agents désignés (AD) ;

c) Le ministère chargé des médias de masse doit organiser quatre programmes de formation à l'intention de tous les responsables de l'information et des agents désignés au niveau ministériel, afin de leur permettre d'exercer leurs fonctions en vertu de la loi, sur les thèmes suivants : a) l'importance du droit à l'information et leur rôle ; b) la réception des demandes et le traitement de celles-ci ; c) la divulgation proactive ; et d) la gestion des documents.

d) Le ministère chargé des médias de masse doit faciliter la formation des commissaires et du personnel des commissions du droit à l’information par des personnes ressources issues de commissions du droit à l’information dans des juridictions comparables.

(e) Ministère chargé de la question des médias de masse pour sensibiliser et former les autorités publiques – Afin de changer la mentalité du secret en une mentalité de participation civique, de responsabilité et d’assistance aux citoyens.

  • 3. Allocation des ressources, procédures et processus :

(a) Le ministère chargé des médias de masse nommera un responsable de la coordination de la mise en œuvre du droit à l’information.

(b) L'agent de coordination de la mise en œuvre du RTI doit examiner et mettre en œuvre les meilleures pratiques internationales en matière de procédures et de processus de mise en œuvre du RTI.

(c) La Commission du droit à l'information publiera dans la Gazette les règles conformément aux dispositions de la loi, y compris les détails des informations à fournir gratuitement.

d) La Commission du droit à l’information publiera des lignes directrices sur la gestion des documents à l’intention des autorités publiques.

(e) Le ministère chargé de la question des médias de masse publie les règlements du Journal officiel conformément aux dispositions de la Loi.

(f) Le ministère chargé des médias de masse demande au ministère des Finances d’inclure l’allocation de ressources pour le droit à l’information dans le budget national provisoire et annuel.

(g) Le Secrétariat présidentiel développera la ligne d'assistance du Centre d'information du gouvernement (GIC-1919) en un portail central trilingue de demandes d'accès à l'information basé sur la voix, qui transmettra les demandes par écrit aux autorités publiques compétentes pour réponse.

h) Le ministère chargé des médias de masse facilitera la mise en place d’un système permettant le suivi, le contrôle et le compte rendu des analyses des demandes d’accès à l’information.

(i) Le Parlement modifiera la loi sur les secrets officiels n° 32 de 1955 et le code des établissements pour la conformité au droit à l'information – veiller à ce que les dispositions contradictoires sur le secret ou similaires soient modifiées conformément au cadre du droit à l'information.

  • 4. Sensibiliser le public :

(a) Le ministère chargé des médias de masse, en collaboration avec d’autres acteurs étatiques concernés, mènera au moins 3 campagnes de sensibilisation aux médias ciblant 3 catégories : le grand public, les bénéficiaires de l’aide sociale et les femmes.

b) Le ministère chargé des médias de masse, en collaboration avec d’autres acteurs étatiques concernés, mènera une campagne de sensibilisation du public ciblée pour une formation thématique sur l’utilisation du droit à l’information dans divers domaines pour la société civile.

(c) Le gouvernement allouera une heure hebdomadaire à une émission sur le droit à l'information sur un média électronique d'État – discussion autour des principaux cas de droit à l'information, des militants, des réalisations, des débats, etc.

d) Le gouvernement doit veiller à ce que le contenu relatif au droit à l’information soit publié dans les journaux d’État en cinghalais, en tamoul et en anglais toutes les deux semaines.

Institution responsable: Ministère des Finances et des Médias de masse

Institutions de soutienCommission du droit à l'information ; Transparency International

Date de début: Août 2016....... Date de fin: Juin 2018

Note de la rédaction : Cet engagement est marqué d’un astérisque car il est clairement en adéquation avec les valeurs du PGO telles qu’elles sont formulées, présente un potentiel de transformation et est mis en œuvre de manière substantielle ou totale. Le texte de l’engagement a été abrégé pour des raisons de mise en forme. Pour consulter le texte intégral de l’engagement, veuillez vous référer au Plan d’action national du Sri Lanka 2016-2018. http://bit.ly/2wv3jXR. [299]

But de l'engagement:

Cet engagement visait à garantir l’adoption et la mise en œuvre effective d’une législation sur le droit à l’information au Sri Lanka. Les acteurs gouvernementaux et de la société civile estimaient que, grâce à cet engagement, le public aurait un accès sûr et rapide à un large éventail d’informations, y compris des informations gouvernementales et détenues par l’État auparavant inaccessibles. [300]

Statut

Mi-parcours: substantiel

Globalement, l'engagement a été en grande partie concrétisé à mi-mandat grâce à l'adoption de la loi sur le droit à l'information et à la mise en place de la commission dédiée. Toutefois, des efforts restent à fournir dans des domaines importants, notamment l'allocation des ressources et la sensibilisation du public.

Sous l’égide du ministère des Finances et des Médias, et avec le soutien de la Commission sur le droit à l’information, les réalisations importantes constatées à mi-parcours comprennent :

  • Adoption et certification de la législation sur le droit à l'information [301] par le Président du Parlement le 4 août 2016 (Étape 22.1) ;
  • Publication d’une gazette confirmant la date d’entrée en vigueur de la loi au 3 février 2017 (étape 22.1) ; [302]
  • Nomination d’une commission RTI complète et représentative en décembre 2016 (étape 22.2) ; [303]
  • Élaboration et publication, sous forme de règlement, des termes de référence initiaux pour les principaux acteurs impliqués dans la mise en œuvre de la loi (étape 22.2) ; [304]
  • Publication, en février 2017, d’un ensemble de règles décrivant les détails des informations à fournir gratuitement (Étape 22.3) ; [305]
  • Obtention d’une allocation budgétaire pour soutenir les travaux sur le droit à l’information (Étape 22.3) ; [306] et,
  • Publication d’articles de presse sur divers aspects du droit à l’information, dans les trois langues, dans divers journaux gouvernementaux (Étape 22.4). [307]

Malgré ces réalisations, plusieurs étapes clés restaient inachevées à mi-parcours. La formation des agents d'information et des commissaires au droit à l'information (étape 22.2), les programmes de sensibilisation des autorités publiques (étape 22.2), la nomination d'un agent au ministère pour coordonner la mise en œuvre (étape 22.3), l'élaboration de lignes directrices en matière de gestion des documents (étape 22.3) et la mise en place d'un portail de demandes d'accès à l'information et d'un système d'analyse (étape 22.3) étaient toutes inachevées ou n'avaient pas encore été entamées.

Les progrès en matière de sensibilisation du public au droit à l'information étaient particulièrement limités à mi-mandat (étape 22.4). Le ministère n'avait mené aucune campagne ciblée de sensibilisation auprès des médias ou de la société civile, ni mis sur pied une émission hebdomadaire consacrée au droit à l'information pour débattre des cas et des réalisations clés.

Pour plus d’informations, consultez le rapport d’étape à mi-parcours 2016-2017 de l’IRM.

Fin du mandat: substantiel

Cet engagement a été en grande partie respecté à la fin du mandat. Les parties prenantes de la Commission du droit à l'information et de la société civile ont confirmé que sa réalisation n'avait que peu progressé depuis le milieu du mandat. [308] Les principaux développements sont les suivants :

  • Étape 22.2 : La Commission du droit à l’information a affirmé que tous Les agents d'information (AI) et les agents de développement (AD) aux niveaux national, provincial et de district avaient reçu une formation sur la manière de répondre aux demandes d'accès à l'information. La commission n'a pas fourni de preuves concrètes à ce sujet. Elle a toutefois noté que certains des AI et AD formés avaient été mutés dans différents ministères et que les nouveaux cadres nécessitaient une formation. [309]
  • Étapes clés 22.2 / 22.4 : Le ministère, avec le soutien de la Commission RTI, a mené un certain nombre de programmes de sensibilisation et de campagnes de sensibilisation du public ; [310] et,
  • Étape 22.4 : Le ministère, avec le soutien de la Commission RTI, a imprimé plus de 50 000 dépliants sur la loi RTI à distribuer par l'intermédiaire des autorités publiques. [311]

Cependant, plusieurs autres étapes de cet engagement restent partiellement réalisées :

Milestone 22.3:

(a) La Commission du droit à l'information a confirmé que le ministère n'avait pas encore officiellement nommé de responsable de la coordination du droit à l'information. Toutefois,

(b) La promotion des meilleures pratiques — une tâche confiée au responsable de la coordination proposé — a eu lieu grâce à des programmes de formation externes. [312]

(d) La Commission du droit à l’information et la société civile ont noté que les principales parties prenantes n’avaient pas non plus finalisé les lignes directrices sur la gestion des dossiers et des documents. [313] La Commission du droit à l'information a toutefois confirmé que des discussions à ce sujet sont en cours entre les principales parties prenantes : les Archives nationales, le ministère de l'Administration publique et la Commission du droit à l'information. [314] Le directeur général de la Commission du droit à l'information a précisé qu'aucun exemple de directives similaires n'avait été établi dans d'autres pays. Il existe quatre ensembles de règles générales relatives à la gestion des documents dans la fonction publique, mais celles-ci ne sont pas applicables au droit à l'information.

(g) La Commission RTI a également noté que le gouvernement n’avait pas encore développé le portail de demande RTI, mais a indiqué que cela se ferait probablement par l’intermédiaire du Centre d’information gouvernemental (GIC), qui vise à collecter et à rassembler des informations provenant de toutes les entités gouvernementales, y compris les ministères et les sociétés d’État. [315]

(h) Le ministère (c’est-à-dire le ministère des Finances et des Médias de masse) n’avait pas non plus développé de système d’analyse, mais la Commission RTI a noté que cela figurait dans les plans du ministère et devrait être achevé au cours de l’année suivante. [316]

(i) Dans le cadre de la modification de la législation contradictoire, la Commission du droit à l'information a souligné que le ministère de la Fonction publique avait soumis le Code des établissements à un examen plus approfondi et avait obtenu l'approbation du Conseil des ministres pour sa modification. Cependant, peu de progrès, voire aucun, n'ont été réalisés en ce qui concerne la modification de la loi sur les secrets officiels. [317]

Étape 22.4 : Selon la société civile, il y a eu une certaine amélioration dans la sensibilisation du public au droit à l'information. [318] Par exemple, le ministère avait commencé à réaliser des documentaires sur les réussites et les meilleures pratiques en matière de droit à l'information. Ces vidéos ont été mises à disposition sur un site web gouvernemental dédié à ce droit. [319]

Un représentant de Transparency International Sri Lanka (TISL) a également noté que deux journaux appartenant au gouvernement — en cinghalais et en tamoul — ont créé des suppléments mensuels pour publier des exemples de réussite en matière de droit à l'information et souligner l'importance de la divulgation proactive. [320]

At-il ouvert le gouvernement?

Accès à l'information: majeur

Cet engagement a permis d'améliorer considérablement l'accès à l'information et la transparence gouvernementale en général. Plus précisément, la législation sur le droit à l'information a été largement considérée comme une avancée majeure et positive pour la transparence gouvernementale en matière d'accès à l'information. [321] En effet, les évaluations de qualité réalisées par le Centre pour le droit et la démocratie ont reconnu que le cadre juridique du pays en matière de droit à l'information était le meilleur de la région et le troisième meilleur au monde. [322] Cependant, le manque d'attention portée par les principaux acteurs gouvernementaux à la mise en œuvre concrète de la loi a limité cet engagement et a empêché qu'elle soit considérée comme une réforme ayant transformé les pratiques habituelles.

Au début du plan d'action, le Sri Lanka demeurait l'un des rares pays de la région à ne pas disposer d'une législation garantissant l'accès du public à l'information. Malgré les initiatives de divers acteurs en faveur de réformes constitutionnelles et législatives visant à promouvoir le droit à l'information, les gouvernements successifs n'étaient pas parvenus à transformer cette dynamique positive en résultats concrets. [323]

Par conséquent, bien que la législation sur le droit à l'information représente une avancée majeure pour l'accès à l'information au Sri Lanka, la lenteur de sa mise en œuvre a freiné son élan. Un représentant de la société civile de TISL a souligné que, malgré l'adoption par le gouvernement d'une approche participative, l'accent avait été mis principalement sur la formation. [324] Selon ce représentant, le gouvernement semblait supposer que la mise en œuvre découlerait de la formation et aucun suivi n'a été effectué pour s'assurer que cela se produise. [325] TISL a également mis en lumière des signes inquiétants sous la forme de discussions autour d'amendements potentiellement régressifs qui menaçaient d'inclure des exceptions législatives au droit à l'information. [326]

Malgré tout cela, les acteurs de la société civile, notamment la Commission du droit à l'information, ont confirmé une participation citoyenne significative au processus du droit à l'information. [327] Selon la Commission du droit à l'information, en août 2018, plus de 850 recours avaient été déposés auprès d'elle, dont 650 avaient fait l'objet d'une décision finale ou provisoire. Ces décisions, motivées juridiquement, sont consultables en ligne sur le site web de la Commission du droit à l'information. [328] Les informations divulguées grâce au droit à l'information comprenaient les raisons pour lesquelles la Commission de réglementation des télécommunications avait bloqué certains sites web, les processus d'approvisionnement, les salaires des hauts dirigeants des institutions étatiques et des informations sur les accords bilatéraux relatifs aux travailleurs migrants. [329]

TISL a donc confirmé que cet engagement avait considérablement ouvert le dialogue avec l'État. TISL a indiqué qu'auparavant, le manque de volonté politique avait freiné les efforts visant à promouvoir le droit à l'information, mais a noté que le gouvernement s'était montré globalement favorable dans ce cas précis. [330]

Reportés?

Le deuxième plan d'action du Sri Lanka n'était pas encore disponible au moment de la rédaction de ce rapport. Cependant, cet engagement constituant une liste exhaustive de mesures essentielles à la mise en œuvre effective de la législation sur le droit à l'information, le chercheur de l'IRM recommande de le reconduire dans le prochain plan d'action.

Dans le rapport d’étape à mi-parcours 2016-2017 de l’IRM, le chercheur a proposé une série de mesures supplémentaires pour renforcer cet engagement et améliorer encore sa mise en œuvre. Voici quelques-unes de ces recommandations :

  • Organiser des sessions de formation avancée à destination des autorités publiques afin d'évaluer leurs compétences générales en matière de droit à l'information, de résoudre les problèmes de mise en œuvre et de renforcer le protocole standard ;
  • Concevoir et mener des activités et des programmes de sensibilisation spéciaux et personnalisés destinés aux principaux décideurs de l'État et de l'appareil gouvernemental ; et
  • Identifier et nommer un champion de la loi sur le droit à l'information — en dehors de l'appareil d'État — pour promouvoir l'utilisation de cette loi comme un collectif droit de plaider en faveur de la transparence gouvernementale au nom du grand public. [331]

Pour plus d’informations et une liste complète des recommandations, veuillez consulter le rapport d’étape à mi-parcours 2016-2017 de l’IRM.

[299] Dans le plan d’action, les étapes clés relatives au droit à l’information et à la divulgation proactive sont regroupées sous un seul engagement. Dans le présent rapport, en revanche, ces deux domaines sont présentés sous forme de deux engagements distincts (engagements 22 et 23).

[300] Sugath Kithsiri (Ministère des Finances et des Médias de masse), interview par un chercheur de l'IRM, le 20 octobre 2017 ; Piyatissa Ranasinghe (Commission du droit à l'information), interview par un chercheur de l'IRM, le 19 octobre 2017 ; Sankhitha Gunaratne (Transparency International Sri Lanka), interview par un chercheur de l'IRM, le 17 octobre 2017.

[301] Loi sur le droit à l'information, n° 12 de 2016, http://www.media.gov.lk/images/pdf_word/2016/12-2016_E.pdf.

[302] « Journal officiel de la République démocratique socialiste de Sri Lanka (édition extraordinaire) », n° 2002/42 (20 janvier 2017) http://www.documents.gov.lk/files/egz/2017/1/2002-42_E.pdf.

[303] « La Commission du droit à l’information est désormais opérationnelle » (Institut de presse du Sri Lanka, 23 décembre 2016) http://www.slpi.lk/the-right-to-information-commission-is-now-operative/.

[304] « Journal officiel de la République démocratique socialiste de Sri Lanka (édition extraordinaire) », n° 2004/66, article 21 (3 février 2017) https://www.rti.gov.lk/images/resources/2004-66_E_feb.pdf.

[305] « Journal officiel de la République démocratique socialiste de Sri Lanka (édition extraordinaire) », n° 2004/66.

[306] Entretien avec Kithsiri. Voir aussi Prévisions budgétaires 2018 – Volume I (Ministère des Finances, exercice 2018). http://bit.ly/2rOgMZZ.

[307] R. Deshapriya, « Loi sur le droit à l’information et son applicabilité au Sri Lanka » (Daily News, 26 décembre 2016) http://dailynews.lk/2016/12/26/law-order/102951; W. Wutthman, « Se battre pour ses droits », (Daily News, 5 septembre 2017) http://dailynews.lk/2017/09/05/features/127185/fighting-your-rights« La Commission du droit à l’information reçoit 438 recours en 2017 » (Daily Mirror, 19 novembre 2017) http://www.dailymirror.lk/140651/RTI-Commission-receives-appeals-in-.

[308] Piyatissa Ranasinghe (Commission RTI), interview par un chercheur d'IRM, le 25 septembre 2018 ; Sankhitha Gunaratne (Transparency International Sri Lanka), interview par un chercheur d'IRM, le 28 septembre 2018.

[309] Ranasinghe, interview.

[310] Id.

[311] Id.

[312] Id.

[313] Ibid. ; Gunaratne, entretien.

[314] Ranasinghe, interview.

[315] Id.

[316] Id.

[317] Id.

[318] Gunaratne, interview.

[319] RTI Sri Lanka – Galerie vidéo (Ministère des Finances et des Médias de masse, 2018) https://bit.ly/2QCeJ34.

[320] Gunaratne, interview.

[321] Ranasinghe, interview ; Gunaratne, interview.

[322] « Le Sri Lanka se hisse à la troisième place mondiale du classement RTI » (Centre pour le droit et la démocratie, 9 février 2017) https://www.law-democracy.org/live/sri-lanka-jumps-to-third-place-globally-on-the-rti-rating/.

[323] Accès des citoyens à l'information en Asie du Sud : Rapport de synthèse régional (The Asia Foundation, août 2014) https://asiafoundation.org/resources/pdfs/CitizensAccesstoInformationinSouthAsia.pdf.

[324] Gunaratne, interview.

[325] Id.

[326] Selon TISL, les exceptions au droit à l'information ont été au cœur de discussions sur des textes législatifs tels que la loi sur l'audit, le projet de loi sur les réparations et la législation relative au Bureau des personnes disparues.

[327] « Le droit à l’information au Sri Lanka » (Sunday Observer, 30 septembre 2018) https://bit.ly/2T7mzHn.

[328] Commission du droit à l'information du Sri Lanka, Ordonnances et directives, https://bit.ly/2H9KWgG

[329] « Le droit à l'information au Sri Lanka » (Sunday Observer).

[330] Gunaratne, interview.

[331] Dr Gopa Kumar Thampi, entretien avec un chercheur de l'IRM, 15 octobre 2017.


Engagements