Projet de loi sur les droits des personnes handicapées (LK0032)
Marché
D'un coup d'œil
Plan d'action: Plan d'action pour le Sri Lanka 2019-2021
Cycle du plan d'action : 2019
Statut:
Institutions
Organisme responsable : Ministère chargé des affaires sociales
Organismes de soutien : Autorité nationale du développement du logement ; Secrétariat national pour les personnes handicapées ; Ministère des Finances ; Ministère chargé des Affaires intérieures ; Front commun des organisations de personnes handicapées (DOJF)
Domaines politiques
Inclusion, Législation, Personnes handicapéesRevue IRM
Rapport IRM: Rapport hybride Sri Lanka 2019-2021
Premiers résultats : aucun changement
Design i
Vérifiable : Oui
Pertinent pour les valeurs de l'OGP : Oui
Ambition (voir définition): Haut
Mise en œuvre i
Description
Projet de loi sur les droits des personnes handicapées, élaboré avec la participation du public conformément à la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) et adopté par le Parlement d'ici 2020
1er mars 2019 – 31 août 2021
Organisme/acteur principal de mise en œuvre : Ministère chargé des affaires sociales
Description de l'engagement
Quel est le problème public que cet engagement vise à résoudre ? Les personnes handicapées ne jouissent pas des mêmes droits et privilèges que les autres citoyens. Elles sont privées des droits fondamentaux dont bénéficient les autres citoyens en raison d’obstacles physiques et psychologiques. Au Sri Lanka, 1.6 million de personnes (8.7 %) vivent avec un handicap. La législation actuelle relative au handicap, la loi n° 28 de 1996, se limite à l’accès à l’éducation, à l’emploi et à l’accessibilité physique des lieux publics. Suite à la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) en 2016, le gouvernement est tenu d’élaborer une législation nationale conforme à la CDPH. Or, le projet de loi relatif aux droits des personnes handicapées a été formulé sans prévoir deux mécanismes essentiels : 1) la coordination de sa mise en œuvre et 2) le suivi indépendant prévu par l’article 33 de la CDPH.
Quel est cet engagement ? Il vise à ce que le ministère chargé des affaires sociales élabore un projet de loi révisé, sur la base de consultations publiques et conformément à la Convention des Nations Unies sur les droits de l’homme.
Comment cet engagement contribuera-t-il à résoudre le problème public ? L’intégration de deux mécanismes distincts dans la législation relative au handicap, conformément à l’article 33 de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CNURD), à savoir la coordination de la mise en œuvre et le suivi indépendant, permettra d’améliorer la qualité de vie des personnes handicapées. Ces dernières pourront accéder au projet de loi grâce à des modes de communication adaptés. Une campagne de sensibilisation nationale sera menée sur les dispositions de la loi relative aux droits des personnes handicapées, afin de mettre en lumière leurs droits.
Pourquoi cet engagement est-il pertinent au regard des valeurs du PGO ? Cet engagement favorise la responsabilité publique car il prévoit une législation visant à promouvoir et à garantir les droits des personnes handicapées.
Informations complémentaires Cet engagement promeut les dispositions du Plan d’action national pour les droits de l’homme 2017-2021, la législation sur le handicap au Sri Lanka ; les recommandations et engagements du projet de plan « Sri Lanka durable : vision et voie stratégique » et de la Vision 2025 ; les cibles influençant les droits des personnes handicapées dans le cadre transversal des objectifs de développement durable.
Activité clé avec un livrable vérifiable Date de début: Date de fin:
1. Le projet de loi actuel est révisé par le ministère compétent sur la base de consultations publiques menées conformément à la Convention des Nations Unies sur les droits de l'homme. Ces consultations ont déjà débuté en mai 2019.
2. Le projet sera disponible dans d'autres modes de communication pour les personnes handicapées (par exemple, en braille, en langue des signes, etc.) pour recueillir leurs commentaires et suggestions. Décembre 2019 - avril 2020
3. Approbation par la sous-commission parlementaire et adoption du projet de loi révisé par le Parlement (mai 2020 - septembre 2020)
4. Le ministère met en œuvre une campagne de sensibilisation à l'échelle de l'île sur les dispositions de la loi révisée relative aux droits des personnes handicapées, mettant en lumière les droits de ces personnes. Octobre 2020 - Février 2021
Résumé du statut à mi-parcours de l'IRM
9. Projet de loi sur les droits des personnes handicapées
Vérifiable: Oui
Pertinent pour le gouvernement ouvert : Oui
Impact potentiel: Modérée
Achèvement: Édition
But de l'engagement
Cet engagement, pris dans le cadre d'un processus participatif, visait à promulguer la loi sur les droits des personnes handicapées, conformément à la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH), signée par le Sri Lanka en 2007 et ratifiée en 2016. Auparavant, la loi sur la protection des droits des personnes handicapées avait été adoptée en 1996. Cette loi ne tient pas compte des évolutions politiques des 25 dernières années, et l'adoption de la nouvelle loi sur les droits des personnes handicapées est bloquée depuis plus de 15 ans. Suite à l'approbation de la Politique nationale relative au handicap, un comité a été chargé de rédiger le projet de loi en 2004. Les administrations successives l'ont remanié à plusieurs reprises, sans toutefois jamais dépasser le stade de la rédaction juridique. [16] Avant le plan d'action, le projet de loi sur les droits des personnes handicapées proposait la création d'une Commission des droits des personnes handicapées. Cette commission devait assurer la coordination entre les personnes handicapées, les organisations représentatives et les institutions gouvernementales et non gouvernementales. Son mandat n'incluait pas les enquêtes sur les violations ni la garantie de l'accès à la justice et des droits humains pour les personnes handicapées. [17]
Cet engagement aurait pu avoir un impact modéré sur la réforme des droits des personnes handicapées, en leur permettant de participer pleinement à la vie publique. Au Sri Lanka, les personnes handicapées sont souvent marginalisées et privées d'une pleine participation à la vie publique en raison de l'absence d'un cadre juridique fondé sur les droits. [18] Les progrès en matière de politiques et de réglementations visant à garantir l'égalité des droits ont stagné après la signature de la Convention des Nations Unies sur les droits de l'homme. [19] L'adoption de la loi sur les droits des personnes handicapées aurait pu revitaliser des protections juridiques obsolètes pour une population vulnérable, même si le plan d'action ne s'attaquait pas aux obstacles qui avaient bloqué les versions précédentes du projet de loi.
At-il ouvert le gouvernement?
N'a pas changé
Le Parlement n'a pas adopté le projet de loi relatif aux droits des personnes handicapées. En 2021, des représentants du Conseil national des personnes handicapées (CNPH), du Front commun des organisations de personnes handicapées (FCOPH) et d'autres organisations ont entrepris sa révision. Le groupe de rédaction, quant à sa composition, ne respectait pas la parité hommes-femmes et ses représentants étaient presque exclusivement basés à Colombo. Le projet de loi n'était disponible qu'en cinghalais, un résumé en anglais ayant été préparé pour le seul représentant tamoul. Un avocat mandaté par le ministère des Affaires sociales a remanié le projet de loi en août 2021, se heurtant à une forte opposition du CNPH. Cet avocat a tenté de transférer la responsabilité de la mise en œuvre du projet de loi du ministre des Affaires sociales au secrétaire du ministère, mais sa demande a été rejetée. [20] Parallèlement, les critiques voyaient dans le maintien de ce placement au sein du ministère des Affaires sociales un moyen de préserver le budget alloué à ce ministère, et plaidaient pour que la responsabilité de la mise en œuvre soit confiée à la présidence. [21] Pour aller plus loin, ce projet de loi pourrait être renforcé par des consultations publiques et par une législation appropriée sur les mécanismes de mise en œuvre et de suivi requis par l'article 33 de la Convention des Nations Unies sur les droits de l'homme. De plus, la Commission du droit serait mieux placée pour rédiger ce projet de loi, compte tenu de sa complexité. [22]