Mécanismes de participation publique au niveau local (AM0059)
Marché
D'un coup d'œil
Plan d'action: Plan d'action pour l'Arménie 2025-2027 (décembre)
Cycle du plan d'action : 2025
Statut:
Institutions
Institution responsable : Ministère de l'Administration territoriale et de l'Infrastructure
Organismes de soutien : Collectivités locales, ministère des Finances ; ONG « Centre de développement et de formation aux systèmes d’information » ; Agence allemande de coopération internationale (GIZ), Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), ONG « Centre de développement d’Armavir ».
Domaines politiques
Participation numérique, Ouverture fiscale, Législation, Fournisseurs, Intégration de la participation, Axé sur la participation, Approches participatives, Participation du public, Participation du public au budget / à la politique budgétaire, La responsabilité socialeRevue IRM
Rapport IRM : en attente d'examen par l'IRM
Premiers résultats : en attente de l'examen de l'IRM
Design i
Vérifiable : en attente d'examen IRM
Pertinent pour les valeurs de l'OGP : en attente d'examen par l'IRM
Ambition (voir définition): En attente d'examen IRM
Mise en œuvre i
Achèvement : En attente de l'examen IRM
Description
Brève description de l'engagement
Cet engagement vise à promouvoir la participation citoyenne au niveau local en instaurant une culture de gouvernance ouverte, responsable et collaborative. Il s'agit d'introduire des outils modernes de gouvernance participative, d'institutionnaliser et de renforcer les mécanismes existants, et de garantir l'engagement continu et effectif des citoyens et de la société civile dans les processus décisionnels au niveau local. La mise en œuvre de cet engagement contribuera à l'ancrage durable d'une culture de gouvernance participative, au renforcement de la confiance du public envers les collectivités et à l'amélioration de la transparence, de la responsabilité et de la qualité des services publics, établissant ainsi de nouvelles normes de gouvernance locale centrée sur le citoyen et la collaboration.
À quel problème l'engagement vise-t-il à répondre ?
Malgré les réformes mises en œuvre ces dernières années, notamment les amendements apportés à la loi sur l'autonomie locale visant à promouvoir la participation citoyenne, ainsi que l'expérimentation du budget participatif, les mécanismes garantissant cette participation dans les collectivités arméniennes nécessitent encore des améliorations. Le processus de budget participatif demeure facultatif et les mécanismes de suivi et d'évaluation publics font défaut. Les outils de retour d'information entre les citoyens et les instances d'autonomie locale sont limités, ce qui entrave la transparence des processus, l'identification précoce des problèmes, l'enregistrement systématique des propositions citoyennes et des problèmes signalés, ainsi que l'exercice effectif du contrôle public. Les services fournis par les conseils communautaires ne répondent pas suffisamment aux besoins et attentes réels des citoyens. La conception des services s'appuie rarement sur les principes de participation et de co-conception publiques, et il n'existe aucun outil d'évaluation de l'efficacité des services ni de la perception du public. De ce fait, les conseils communautaires manquent souvent de données suffisantes pour prendre des décisions éclairées et améliorer la qualité des services. Cet écart limite non seulement la participation des citoyens aux processus décisionnels communautaires, mais réduit également la confiance dans les organes d'autonomie locale, favorisant une culture de participation passive qui, à son tour, entrave la mise en place d'une autonomie locale efficace et responsable.
Quelles sont les causes du problème ?
Les principales causes du problème sont les suivantes : une institutionnalisation incomplète des mécanismes participatifs existants, qui ne garantit ni la pérennité ni la continuité des processus ; un manque d’évaluation des besoins des citoyens et de prise de décision fondée sur les données, ce qui fait que les services communautaires ne reflètent souvent pas les véritables priorités de la population ; l’absence d’outils d’évaluation de l’efficacité des services et de la perception du public, ce qui limite la capacité des communautés à assurer une amélioration continue et une redevabilité accrue ; et l’absence de mécanismes de signalement, de diffusion et de suivi des problèmes signalés par les citoyens, ce qui nuit à la transparence de la gouvernance communautaire et à l’efficacité des interventions.
Qu'est-ce qui a été fait jusqu'à présent pour résoudre le problème ?
Ces dernières années, plusieurs mesures ont été prises pour promouvoir la participation citoyenne au niveau local et développer une culture de gouvernance ouverte. En particulier, des amendements à la loi sur l'autonomie locale ont inscrit plusieurs dispositions importantes visant à renforcer la participation citoyenne, notamment en garantissant la transparence des informations sur les sites web communautaires, en imposant la diffusion en ligne des séances du conseil des anciens et en publiant les projets de textes réglementaires. Dans plusieurs communautés, le budget participatif a été introduit et mis en œuvre avec succès, permettant aux citoyens d'élaborer des propositions de projets et de les sélectionner par vote direct en vue de leur mise en œuvre ultérieure par les conseils communautaires. Des programmes de renforcement des capacités et de sensibilisation ont également été mis en œuvre afin de promouvoir l'utilisation effective des mécanismes de participation citoyenne et la diffusion des principes de la gouvernance ouverte.
Quelle solution proposez-vous ?
La solution proposée vise à introduire de nouveaux outils et à renforcer les mécanismes de participation citoyenne existants au niveau local. Cet engagement comprend le renforcement des fondements juridiques et institutionnels du budget participatif et la mise en place de mécanismes de contrôle public du processus. Parallèlement, il est prévu de créer une plateforme permettant aux citoyens de signaler les problèmes, afin de garantir une communication bidirectionnelle et des mécanismes de réponse rapide entre les collectivités territoriales et les citoyens. Cet engagement porte également sur la co-conception de services axés sur le citoyen et la mise en place de mécanismes d'évaluation des services, dans le but d'améliorer la qualité des services publics et de garantir leur adéquation aux besoins réels de la population.
Quels résultats voulons-nous atteindre en mettant en œuvre cet engagement ?
La mise en œuvre de cet engagement contribuera au développement et au renforcement d’un système de gouvernance participative au niveau local, ainsi qu’à la promotion d’une culture de confiance, de transparence et de coopération entre les citoyens et les collectivités territoriales. Grâce à cet engagement, on s’attend à ce que :
● La budgétisation participative deviendra un outil durable et institutionnalisé ;
● Une plateforme permettant aux citoyens de signaler les problèmes sera mise en place, garantissant une communication bidirectionnelle et une réponse rapide des instances locales d’autonomie ; (introduction de l’application mobile « Teselem »)
● Des mécanismes de co-conception de services axés sur le citoyen seront mis en place, permettant aux conseils communautaires de concevoir et de fournir des services basés sur les besoins réels et les commentaires de la population ;
● Un nouvel outil — un sous-système numérique d’évaluation des services communautaires sectoriels — sera introduit au sein du Système d’information de gestion communautaire, permettant aux citoyens d’évaluer l’efficacité, l’accessibilité et la pertinence des services publics.
De ce fait, une gouvernance locale ouverte, responsable et participative sera mise en place, où les citoyens ne seront pas seulement des utilisateurs des services communautaires, mais aussi des participants actifs à leur conception, à leur évaluation et à leur amélioration continue.
Comment l’engagement favorisera-t-il la transparence ?
Cet engagement vise à promouvoir une gouvernance ouverte, transparente et centrée sur le citoyen au sein du système d'autonomie locale, en établissant des mécanismes durables permettant aux citoyens de participer à la prise de décision communautaire, ainsi qu'à la co-conception et à l'évaluation des services publics. L'institutionnalisation du budget participatif et la mise en place d'un système de suivi public garantiront la transparence tout au long du processus budgétaire, de la soumission des projets et du vote à leur mise en œuvre. Les citoyens pourront ainsi non seulement s'informer, mais aussi contrôler l'efficacité de l'allocation et de l'utilisation des fonds communautaires, instaurant un nouveau niveau de contrôle public. Le fonctionnement de la plateforme permettant aux citoyens de signaler les problèmes réduira les obstacles à l'information et garantira une communication ouverte, visible et responsable entre les communautés et la population. La plateforme permettra un suivi en temps réel des problèmes soulevés et des réponses apportées par les conseils communautaires, ce qui renforcera la transparence de la gouvernance et la confiance du public envers les instances d'autonomie locale. La mise en place d'un système d'évaluation des services communautaires sectoriels garantira la publication de données ouvertes sur l'efficacité, l'accessibilité et la qualité des services.
Comment cet engagement contribuera-t-il à favoriser la responsabilisation ?
Cet engagement vise à renforcer la responsabilité des collectivités territoriales en établissant des mécanismes garantissant un contrôle citoyen continu des décisions communautaires, des processus budgétaires, ainsi que de la conception et de la prestation des services. L'institutionnalisation du budget participatif et la mise en place d'un système de suivi public permettront aux citoyens de contrôler l'affectation des fonds communautaires, la mise en œuvre de toutes les étapes du processus, ainsi que l'exécution des projets sélectionnés et leurs résultats. La plateforme permettant aux citoyens de consigner et de signaler les problèmes assurera non seulement une communication transparente, mais constituera également un mécanisme de responsabilisation permettant de suivre le traitement des problèmes soulevés. Ceci contribuera à accroître la confiance et à faire évoluer la culture de la gouvernance vers des réponses rapides, fondées sur des preuves et responsables. Le système d'évaluation des services publics par les citoyens soutiendra l'évaluation et la publication régulières des résultats relatifs à la qualité et à l'efficacité des services, créant ainsi un mécanisme de responsabilisation supplémentaire.
Comment cet engagement améliorera-t-il la participation des citoyens dans la définition, la mise en œuvre et le suivi des solutions ?
Cet engagement vise à renforcer les fondements institutionnels de la participation citoyenne et à établir de nouveaux mécanismes permettant aux citoyens de s'impliquer dans la prise de décision communautaire, ainsi que dans la conception et l'évaluation des services publics. L'institutionnalisation du budget participatif garantira la pérennité et la continuité du processus, transformant les citoyens d'observateurs passifs des décisions communautaires en co-initiateurs d'autres décisions. La plateforme permettant aux citoyens de consigner et de signaler les problèmes transformera les processus de réponse et de retour d'information en un format ouvert, réciproque et contrôlable, où les citoyens pourront non seulement soulever des problèmes, mais aussi suivre leur résolution. L'introduction de mécanismes de co-conception des services communautaires garantira que ces services soient conçus en fonction des besoins et priorités réels des citoyens, grâce à des discussions, des expérimentations et des retours d'information conjoints. Cette approche positionnera les citoyens non plus comme de simples consommateurs de services, mais comme des acteurs de leur conception et de leur amélioration. Parallèlement, l'introduction de mécanismes d'évaluation des services assurera la participation citoyenne au suivi et à l'analyse de l'efficacité, de l'accessibilité et de la qualité des services communautaires, permettant ainsi un retour d'information continu et favorisant des améliorations fondées sur les données.
Jalons | Résultats attendus | Date d'achèvement prévue
Action 1. Institutionnalisation du budget participatif et modification des lois « Sur l’autonomie locale » et « Sur le système budgétaire de la République d’Arménie ». La loi « Sur l’autonomie locale » établit un cadre juridique prévoyant l’affectation d’un pour cent d’une ligne de dépenses à la mise en œuvre du processus de budget participatif, tandis que la loi « Sur le système budgétaire de la République d’Arménie » définit les modalités et l’application du budget participatif. Mise en place et expérimentation de mécanismes de suivi public du processus de budget participatif au sein des collectivités. | Décembre 2027
Action 2. Mise en place d'une plateforme permettant aux citoyens de signaler les problèmes (Mise en place de la
Application « Teselem » disponible dans toutes les communautés. | Décembre 2027
Action 3. Mise en place de mécanismes de co-conception des services communautaires dans 6 communautés pilotes. | Décembre 2027
Action 4. Développement et mise en œuvre d’un sous-système numérique pour l’évaluation des services sectoriels communautaires dans 5 communautés pilotes | Décembre 2027