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Côte d'Ivoire

Projet de loi sur la protection des lanceurs d'alerte (CI0058)

Marché

D'un coup d'œil

Plan d'action: Plan d'action de la Côte d'Ivoire 2024-2026

Cycle du plan d'action : 2024

Statut:

Institutions

Institution chef de file : Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG)

Institution(s) d'appui : Gouvernement : - Présidence - Services du Premier ministre - Gouvernement - Ministère d'État, Ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l'Administration - Ministère de la Justice et des Droits Humains (MJDH) Société civile : - OSC anti-corruption - OSC des Droits Humains - PACA 225 - Justice Sociale - Transparence Justice - SOS Transparence - Mouvement de Lutte contre l'Injustice (MPLCI) - Réseau Ivoirien des Jeunes Leaders pour l'Intégrité (RIJLI) - Journalistes d'Investigation Parties prenantes : - Le Parlement européen - Le Médiateur de la République - Le secteur privé - Confédération Générale des Entreprises de Côte d'Ivoire (CGECI) - Fédération des Petites et Moyennes Entreprises (FIPME) - Association Professionnelle des Banques et Établissements Financiers de Côte d'Ivoire (APEBFCI)

Domaines politiques

Lutte contre la corruption et intégrité, Législation, Protections des dénonciateurs

Revue IRM

Rapport IRM: Revue du plan d'action de la Côte d'Ivoire 2024-2026

Premiers résultats : en attente de l'examen de l'IRM

Design i

Vérifiable : Oui

Pertinent pour les valeurs de l'OGP : Oui

Ambition (voir définition): Faible

Mise en œuvre i

Achèvement : En attente de l'examen IRM

Description

Brève description de l'engagement

- Le système juridique existant en Côte d'Ivoire prévoit la protection des lanceurs d'alerte, des victimes, des experts et des témoins. - Il convient de rappeler que la Côte d'Ivoire a mis en place un dispositif de protection de certaines personnes qui signalent des infractions à la loi (loi n° 2018-570 relative à la protection des témoins, des victimes, des lanceurs d'alerte, des experts et autres personnes concernées) et un Office national de protection de ces personnes. Cependant, il a été constaté qu'il n'existe pas de loi spécifique sur la protection des lanceurs d'alerte qui prenne en compte les signalements qui peuvent survenir sur le lieu de travail et qui peuvent et doivent être traités en interne. Il est donc nécessaire de prévoir un mécanisme de protection pour les personnes qui décident de signaler des irrégularités. - La Côte d'Ivoire envisage de renforcer son arsenal juridique existant, qui sera consolidé par un mécanisme de protection des lanceurs d'alerte à travers l'élaboration d'un avant-projet de loi et d'un guide.

1. Quel problème l'engagement vise-t-il à résoudre ?

Français - La culture du silence ; - La dénonciation assimilée à la délation ; - La solidarité des groupes professionnels ; - L'impunité ; - La peur des représailles ; - Le manque de protection ; - La volonté politique ; - La stigmatisation sociale ; - Le manque de sensibilisation. 2. Quelles sont les causes du problème ? L'absence d'un mécanisme spécifique de protection des lanceurs d'alerte : Les limites du système de protection des personnes contre les menaces ou les représailles sur le lieu de travail, ce qui décourage les lanceurs d'alerte de signaler les actes répréhensibles et fait courir le risque que les actes répréhensibles persistent dans les organisations publiques et privées et sur le lieu de travail en général. Description de l'engagement 1. Qu'est-ce qui a été fait jusqu'à présent pour résoudre le problème ? La Côte d'Ivoire a adopté des mesures de protection des lanceurs d'alerte (articles 67 à 71 de l'ordonnance 2013-660 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption). L'article 67 prévoit une obligation légale de dénoncer la corruption sous peine de poursuites. En contrepartie, la loi prévoit la protection des personnes qui signalent des actes de corruption et infractions assimilées contre toute menace ou représailles. Une loi spécifique sur la protection des lanceurs d'alerte (loi n° 2018-570 relative à la protection des témoins, des victimes, des lanceurs d'alerte, des experts et autres personnes concernées) a été adoptée pour consolider ce dispositif. Par ailleurs, plusieurs ateliers et forums de discussion ont été organisés en vue de doter la Côte d'Ivoire d'une loi sur les lanceurs d'alerte et d'un guide à l'usage des lanceurs d'alerte.

2. Quelle solution proposez-vous ?

- Élaborer un avant-projet de loi sur les lanceurs d’alerte, incluant des outils et mécanismes pour soutenir et faciliter sa mise en œuvre. - Organiser une session bipartite HABG-MJDH sur la notion de lanceurs d’alerte ; - Organiser un atelier de familiarisation avec la notion de lanceurs d’alerte et son impact sur le mécanisme de protection des personnes qui signalent des actes de corruption ; - Organiser 03 ateliers de rédaction et de validation d’un guide pratique du lanceur d’alerte ; - Publier le guide pratique du lanceur d’alerte ; - Diffuser et diffuser le guide auprès des parties prenantes ciblées ; - Organiser trois (03) ateliers pour élaborer l’avant-projet de loi sur les lanceurs d’alerte ; - Organiser un séminaire national pour valider l’avant-projet de loi sur les lanceurs d’alerte ; - Transmettre le projet de loi au gouvernement. La loi permettra de prendre en compte les lanceurs d’alerte sur le lieu de travail qui bénéficient de mécanismes ou de dispositifs qui les prennent en charge, protègent leur identité et leur intégrité physique de toute menace et évitent les représailles sur le lieu de travail. Ce guide vise à compléter le dispositif existant de protection des personnes qui signalent des actes répréhensibles en Côte d'Ivoire, conformément aux Conventions sur la prévention et la lutte contre la corruption. Le suivi par la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) après l'élaboration du projet de loi sur les lanceurs d'alerte est une étape cruciale pour garantir son adoption par le gouvernement. Ce suivi doit être structuré et proactif pour garantir que la loi soit non seulement adoptée, mais aussi effectivement mise en œuvre. Un engagement actif et une collaboration étroite avec toutes les parties prenantes contribueront à créer un environnement propice à la protection des lanceurs d'alerte et à la promotion de la transparence et de la bonne gouvernance en Côte d'Ivoire.

3. Quels résultats voulons-nous atteindre en mettant en œuvre cet engagement ?

- Un projet de loi relatif à la protection des lanceurs d’alerte a été élaboré, ainsi qu’un guide pratique à l’usage des lanceurs d’alerte ; - Le dispositif de signalement des actes répréhensibles, plus particulièrement des actes de corruption et infractions assimilées, a été renforcé.

1. Quel problème l'engagement vise-t-il à résoudre ?

- La culture du silence ; - La dénonciation assimilée à la délation ; - La solidarité des groupes professionnels ; - L’impunité ; - La peur des représailles ; - Le manque de protection ; - La volonté politique ; - La stigmatisation sociale ; - Le manque de sensibilisation.

2. Quelles sont les causes du problème ?

L'absence d'un mécanisme spécifique de protection des lanceurs d'alerte : les limites du système de protection des personnes contre les menaces ou les représailles sur le lieu de travail, ce qui décourage les lanceurs d'alerte de signaler les actes répréhensibles et fait courir le risque que les actes répréhensibles persistent dans les organisations publiques et privées et sur le lieu de travail en général. Description de l'engagement

1. Qu'est-ce qui a été fait jusqu'à présent pour résoudre le problème ?

La Côte d'Ivoire a adopté des mesures visant à protéger les lanceurs d'alerte (articles 67 à 71 de l'ordonnance 2013-660 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption). L'article 67 prévoit une obligation légale de dénoncer la corruption sous peine de poursuites. En contrepartie, la loi prévoit la protection des personnes qui signalent des actes de corruption et des infractions assimilées contre toute menace ou représailles. Une loi spécifique sur la protection des lanceurs d'alerte (loi n° 2018-570 relative à la protection des témoins, des victimes, des lanceurs d'alerte, des experts et des autres personnes concernées) a été adoptée afin de consolider ce dispositif. Par ailleurs, plusieurs ateliers et forums de discussion ont été organisés en vue de doter la Côte d'Ivoire d'une loi sur les lanceurs d'alerte et d'un guide à l'usage des lanceurs d'alerte.

2. Quelle solution proposez-vous ?

- Élaborer un avant-projet de loi sur les lanceurs d’alerte, incluant des outils et mécanismes pour soutenir et faciliter sa mise en œuvre. - Organiser une session bipartite HABG-MJDH sur la notion de lanceurs d’alerte ; - Organiser un atelier de familiarisation avec la notion de lanceurs d’alerte et son impact sur le mécanisme de protection des personnes qui signalent des actes de corruption ; - Organiser 03 ateliers de rédaction et de validation d’un guide pratique du lanceur d’alerte ; - Publier le guide pratique du lanceur d’alerte ; - Diffuser et diffuser le guide auprès des parties prenantes ciblées ; - Organiser trois (03) ateliers pour élaborer l’avant-projet de loi sur les lanceurs d’alerte ; - Organiser un séminaire national pour valider l’avant-projet de loi sur les lanceurs d’alerte ; - Transmettre le projet de loi au gouvernement. La loi permettra de prendre en compte les lanceurs d’alerte sur le lieu de travail qui bénéficient de mécanismes ou de dispositifs qui les prennent en charge, protègent leur identité et leur intégrité physique de toute menace et évitent les représailles sur le lieu de travail. Ce guide vise à compléter le dispositif existant de protection des personnes qui signalent des actes répréhensibles en Côte d'Ivoire, conformément aux Conventions sur la prévention et la lutte contre la corruption. Le suivi par la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) après l'élaboration du projet de loi sur les lanceurs d'alerte est une étape cruciale pour garantir son adoption par le gouvernement. Ce suivi doit être structuré et proactif pour garantir que la loi soit non seulement adoptée, mais aussi effectivement mise en œuvre. Un engagement actif et une collaboration étroite avec toutes les parties prenantes contribueront à créer un environnement propice à la protection des lanceurs d'alerte et à la promotion de la transparence et de la bonne gouvernance en Côte d'Ivoire.

3. Quels résultats voulons-nous atteindre en mettant en œuvre cet engagement ?

- Un projet de loi relatif à la protection des lanceurs d’alerte a été élaboré, ainsi qu’un guide pratique à l’usage des lanceurs d’alerte ; - Le dispositif de signalement des actes répréhensibles, plus particulièrement des actes de corruption et infractions assimilées, a été renforcé.

1. Comment l’engagement favorisera-t-il la transparence ?

Le dispositif d'alerte permettra de rendre publics (en interne ou en externe), sous certaines conditions, des actes ou faits contraires à l'intérêt général. En signalant un acte répréhensible, une personne décide de révéler les faits afin d'informer les employeurs ou l'autorité compétente (interne ou externe) d'un comportement irrégulier ou d'activités illégales susceptibles de se produire dans le milieu socioprofessionnel. Il s'agit d'un outil de transparence à la disposition des agents et employés d'organismes publics ou privés.

2. Comment l’engagement contribuera-t-il à l’autonomisation ?

L'alerte professionnelle consiste à signaler des activités constituant une menace ou une atteinte à l'intérêt général. C'est un devoir de vigilance qui incombe à tout agent ou employé d'organismes publics ou privés qui fournit des informations. Les personnes lancent une alerte ou signalent des actes répréhensibles parce qu'elles sont convaincues que leurs actions sont de nature à les faire cesser ou que des mesures correctives sont nécessaires. La loi sur les lanceurs d'alerte conduira à une formalisation et à un renforcement de la responsabilité des autorités. Il s'agit souvent simplement d'informer les employeurs de comportements irréguliers dont ils n'ont pas connaissance et qu'ils s'empressent de corriger. Dans d'autres cas, les lanceurs d'alerte peuvent juger nécessaire de contacter les organismes de réglementation ou de contrôle, ou les autorités policières compétentes.

3. Comment l’engagement améliorera-t-il la participation des citoyens à la définition, à la mise en œuvre et au suivi des solutions ?

Une loi spécifique garantissant la protection des lanceurs d'alerte encouragera davantage de citoyens à signaler les actes de corruption, les abus ou les violations des droits. Se sentant en sécurité, les citoyens seront plus enclins à dénoncer activement les comportements inappropriés. Deuxièmement, en établissant un cadre juridique clair, la loi contribuera à renforcer la confiance des citoyens envers les institutions publiques. Cela favorisera un climat où les citoyens se sentiront écoutés et valorisés pour leurs contributions à la gouvernance. De plus, la législation sur la protection des lanceurs d'alerte peut inclure des mécanismes de consultation publique, permettant aux citoyens de s'impliquer dans le processus législatif. Ils auront ainsi l'occasion de faire entendre leur voix sur les questions qui les concernent directement. Enfin, en facilitant le retour d'information sur les problèmes rencontrés dans la mise en œuvre des politiques publiques, la loi permettra aux citoyens de contribuer à l'identification de solutions pratiques adaptées aux réalités locales. En résumé, l'engagement d'élaborer un avant-projet de loi sur les lanceurs d'alerte constitue une étape importante vers une gouvernance plus inclusive et participative, où les citoyens jouent un rôle actif dans la définition, la mise en œuvre et le suivi des solutions aux problèmes de corruption et de mauvaise gouvernance.

Jalons | Résultats attendus | Échéances

1- Organiser une séance de travail bipartite HABG-MJDH sur la notion de lanceurs d'alerte | La séance de travail bipartite HABH-MJDH est organisée | Mars 2025

2- Organiser un atelier sur le concept de lanceur d'alerte et son impact sur le mécanisme de protection des personnes signalant des actes de corruption. | L'atelier d'appropriation est organisé | Juin 2025

3- Organiser 03 ateliers de rédaction et de validation d'un guide pratique pour les lanceurs d'alerte | Les 03 ateliers de rédaction et de validation du guide seront organisés de | juillet à décembre 2025

4- Organiser un atelier sur le guide du lanceur d'alerte | L'atelier de propriété est organisé | Juin 2026

5- Publication du guide du lanceur d'alerte | Le guide est publié | Déc. 2026

6- Diffuser et faire connaître le guide du lanceur d'alerte | Le guide est diffusé et rendu public | Fin 2028

7- Organiser des campagnes de sensibilisation sur le guide du lanceur d'alerte auprès des parties prenantes ciblées | Des campagnes seront organisées | Fin 2028

8- Organiser trois (03) ateliers pour l'élaboration de l'avant-projet de loi sur les lanceurs d'alerte | Trois (03) ateliers seront organisés pour l'élaboration de l'avant-projet de loi. L'avant-projet de loi sera élaboré de juillet à décembre 2028.

9- Organiser un séminaire national pour valider l'avant-projet de loi sur les lanceurs d'alerte | Le projet de loi est validé | Fin 2028

10- Transmettre le projet de loi aux autorités compétentes | Le projet de loi est transmis aux autorités compétentes | Fin 2028


Engagements