Participation publique, ouverture législative et fiscale (KE0037)
Marché
D'un coup d'œil
Plan d'action: Plan d'action du Kenya 2023-2027 (décembre)
Cycle du plan d'action : 2023
Statut:
Institutions
Institution responsable : Gouvernement - Parlement et Forum des assemblées de comté OSC - Mzalendo Trust
Institution(s) de soutien : Gouvernement : Caucus parlementaire OGP, Assemblée nationale (Comité de la dette publique et de la privatisation, Directeur parlementaire du budget (à confirmer), APNAC, Forum des assemblées de comté, KYMCA, KYPA, NGEC, CoG, OAG, Forum des assemblées de comté, Trésor, OPCS, CAJ, CAF, Secrétariat du NEPAD/MAEP au Kenya Société civile : Mzalendo Trust, TISA, IPF, WFD, CNL, IBP, NDI, Twaweza, AFRODAD, UDPK, TIKenya, FEMNET, IEA, NTA, CRECO, ELOG, CEMIRIDE, Centre des affaires fiscales, CSPEN Secteur privé : KNCCI CIPE Universités : IDS/UoN, Université Strathmore
Domaines politiques
Dette, Ouverture fiscale, Législation, Parlements ouverts, Participation à l'élaboration des lois, Axé sur la participation, Approches participatives, Participation du public, Publication des informations budgétaires / fiscales, RèglementRevue IRM
Rapport IRM: Examen du plan d'action du Kenya 2023-2027
Premiers résultats : en attente de l'examen de l'IRM
Design i
Vérifiable : Oui
Pertinent pour les valeurs de l'OGP : Oui
Ambition (voir définition): Faible
Mise en œuvre i
Achèvement : En attente de l'examen IRM
Description
Brève description de l'engagement
L'engagement vise globalement à améliorer la transparence, l'inclusion, la participation du public et la responsabilité dans les processus législatifs, de dette et budgétaires, en vue d'établir des relations ouvertes et de confiance entre les législateurs et les citoyens aux niveaux national et des comtés.
Définition du problème
La participation du public et l'accès à l'information sont des principes centraux prévus dans la Constitution comme moyens de renforcer la transparence, la responsabilité et l'inclusion. Même si cela a été mis en œuvre, la participation du public reste problématique, sans cadre défini pour garantir son sens. Les délais indiqués sont généralement trop courts, il n'existe aucun mécanisme permettant de confirmer que la contribution du public a été prise en compte dans les projets de loi, et il n'est pas possible de ventiler les données sur la participation du public en termes de différentes données démographiques telles que le sexe/l'âge/la région. De plus, les informations partagées aux fins de participation du public aux deux niveaux de gouvernement sont généralement complexes et volumineuses. Le processus est également plus consultatif et non collaboratif, car les gens ne façonnent pas vraiment la conservation et aucun mécanisme de rétroaction n'est stipulé. Sur les questions de transparence budgétaire, le processus de dette publique a été opaque, le rôle du Parlement étant contourné et avec une participation minimale des parties prenantes. L'engagement vise à renforcer le rôle du Parlement dans le processus et à assurer la participation du public et un engagement citoyen solide dans le processus, notamment en garantissant que la dette publique est toujours prise en compte dans le processus budgétaire. Enfin, l'engagement vise à amener les agences gouvernementales à simplifier les informations et les documents partagés afin de renforcer l'engagement plus large des parties prenantes grâce à l'utilisation de textes simples et d'un langage inclusif, ainsi qu'à l'automatisation des processus, y compris sur les plateformes numériques. L’engagement vise à relever ces défis en allant au-delà de la participation du public pour également renforcer la surveillance et la responsabilité publiques, en particulier en ce qui concerne les dettes et les budgets publics.
Quelles sont les causes du problème ?
● Absence de législation nationale facilitant un cadre de participation publique significatif. ● Violation de la loi qui prévoit des mécanismes pour impliquer le public, par l'intermédiaire du Parlement, dans l'acquisition et l'utilisation de la dette publique. ● Partage proactif minimum d'informations sur la dette publique, y compris avec le Parlement, conduisant à l'opacité. ● Absence d'un cadre approprié sur la gestion de la dette qui inclut l'impact à court et à long terme de la dette sur divers segments de la population tels que les groupes d'intérêts spéciaux. ● Il est nécessaire de rendre opérationnelle la Loi PBO de 2013 afin de protéger l'espace civique et l'environnement de travail des organisations de la société civile. ● Manque d'appropriation des engagements de participation du public par les différentes agences gouvernementales. ● Manque de ressources adéquates pour mettre en œuvre les engagements.
Description de l'engagement
La création du cadre législatif nécessaire à la participation du public est au cœur de la réalisation d’une participation publique significative. Au cours du dernier Plan d'action, des tentatives ont été faites pour promulguer une loi sur la participation publique, mais cela n'a pas abouti. L'automatisation des processus législatifs, y compris le développement d'un système de suivi des pétitions, a également été réalisée, mais cela n'a pas donné lieu à un examen efficace de cette question. Sur la question de la transparence budgétaire, l’agitation croissante de la société civile sur la nécessité de transparence de la dette publique a placé cette question au premier plan du discours national. Les étapes proposées dans le cadre du PAN V viseront donc à tirer parti de ce contexte tout en visant des moyens plus ambitieux et innovants pour améliorer la transparence législative et budgétaire. L'Engagement s'appuiera davantage sur les efforts renouvelés visant à promulguer une loi sur la participation publique, à la création d'un comité public et de privation et aux efforts renouvelés de la société civile pour renforcer la transparence budgétaire.
Solutions proposées
Cet engagement vise à accroître considérablement la transparence, la responsabilité et les mécanismes participatifs dans les processus de gouvernance et la gestion des finances publiques grâce à des changements législatifs et politiques complets. Il s’appuie sur des initiatives antérieures mais va plus loin en termes de portée et de profondeur. Certaines solutions clés proposées comprennent des exigences législatives pour des audiences publiques ouvertes sur les prêts gouvernementaux, des cadres permettant aux citoyens de contribuer directement à la législation et aux budgets, la publication de documents dans un langage simple et accessible, le développement de portails de consultation publique en ligne, le renforcement des organes de surveillance de la dette publique et l'autonomisation du Parlement. Bureau du budget pour produire des propositions budgétaires alternatives.
Résultats désirés
Les résultats attendus sont des changements systémiques durables conduisant à des processus législatifs, budgétaires et de dette ouverts, participatifs et responsables. Le public sera informé et habilité à contribuer aux budgets et à la législation qui les concernent. Le gouvernement justifiera et sera responsable des décisions budgétaires et des prêts. Les législateurs deviendront plus accessibles et plus engagés auprès de leurs électeurs. Le Bureau parlementaire du budget fournira une analyse rigoureuse et des propositions alternatives. Dans l’ensemble, cet engagement vise à faire évoluer les processus législatifs et fiscaux d’activités gouvernementales fermées avec une divulgation minimale vers des processus publics ouverts avec une collaboration et une surveillance engagées des citoyens.
Analyse des engagements
1. Comment l’engagement favorisera-t-il la transparence ? Cet engagement améliorera considérablement la transparence des processus législatifs, budgétaires et liés à la dette en introduisant un contrôle public au moyen de mesures telles que l'exigence d'audiences publiques sur les prêts publics. Cela permettra au public d’accéder à davantage d’informations sur le montant emprunté et la manière dont l’argent est dépensé. L’automatisation des processus parlementaires et la fourniture de documents rédigés dans un langage simple augmenteront également la transparence.
2. Comment l’engagement contribuera-t-il à favoriser la responsabilisation ? En ouvrant ces processus auparavant fermés à la participation et au contrôle du public, cet engagement permettra aux citoyens et aux organisations de la société civile de demander des comptes au gouvernement. Les agences publiques impliquées dans les processus législatifs, budgétaires et liés à la dette devront justifier leurs actions et leurs dépenses auprès du public. L’inclusion de mesures de transparence et de responsabilité institutionnalisera davantage de mécanismes de responsabilisation plus importants.
3. Comment l’engagement améliorera-t-il la participation des citoyens dans la définition, la mise en œuvre et le suivi des solutions ? L’engagement fournit des cadres, des exigences et des mécanismes clairs pour une participation publique substantielle à la définition, à l’élaboration et à la supervision des processus législatifs, budgétaires et de dette. Cela permet aux citoyens de s’impliquer de manière collaborative dans l’élaboration des politiques plutôt que d’être simplement consultés passivement. Les citoyens pourront directement donner leur avis sur la législation et les budgets, et suivre les dépenses et les résultats. Cela facilite un dialogue bidirectionnel entre les citoyens et le gouvernement, les voix des citoyens faisant partie intégrante de la prise de décision.
Planification des engagements (Jalons | Résultats attendus | Date d'achèvement prévue)
Introduire de la transparence dans les emprunts et les dépenses publiques en permettant un examen minutieux des prêts par le biais d’auditions publiques des commissions. | Audiences publiques sur la dette publique conformément à la loi PFM de 2012. | décembre 2024
Mener une évaluation des implications de la dette publique sur les groupes d'intérêt spéciaux (Dette et égalité des sexes) | Une étude sur l'impact de la dette publique sur les groupes d'intérêt spéciaux. Rapports opportuns sur l'impact à court et à long terme sur la dette publique actuelle | mai 2025
Tirer parti des outils numériques pour améliorer l'ouverture des emprunts publics | Plateforme interactive sur la dette publique. Application Jihusishe, suivi des promesses et portails de publication de ce que vous empruntez | décembre 2026
Fournir un cadre permettant au Bureau parlementaire du budget de publier les propositions budgétaires alternatives et garantir que le Parlement inclut toujours des provisions pour la dette publique dans les déclarations budgétaires et les créanciers potentiels. | Rapport sur les postes budgétaires qui seront financés par la dette et les éventuels créanciers. | octobre 2026
Rendre le processus législatif plus transparent et participatif en demandant au parlement d'élaborer un rapport sur l'état de l'ouverture parlementaire | Etat annuel d'ouverture parlementaire (A inclure dans l'état national d'ouverture) | novembre 2024
Élaborer un cadre pour évaluer la mise en œuvre des propositions législatives et l’évaluation des besoins législatifs. | Rapports réguliers sur la mise en œuvre des propositions législatives. | janvier 2025
Automatisation des processus parlementaires. Le Parlement s'efforce de cartographier et de rendre disponibles les processus en ligne tels que la soumission de pétitions au Parlement ainsi que de notes sur les projets de loi | Une plateforme en ligne pour soumettre des pétitions | juin 2025
Obtenir un engagement sur l’utilisation d’un texte en langage clair dans les documents gouvernementaux et parlementaires. | L'engagement à être inclus dans le projet de loi sur la participation publique, 2023. | décembre 2024
Plaider pour l’opérationnalisation de la Loi sur le DPB et de ses règlements. | Développement de réglementations | juin 2025
Résumé du statut à mi-parcours de l'IRM
Examen du plan d'action
Engagement 6. Participation publique, transparence législative et fiscale
Engagement 6 : Participation publique, transparence législative et budgétaire
[Sénat, Assemblée nationale, Forums des assemblées de comté, Mzalendo Trust.]
Pour une description complète, voir Engagement 6 dans Plan d'action 2023-2027 du Kenya.
Contexte et objectifs
Le Kenya a entrepris des réformes en faveur de la transparence budgétaire et d’un parlement ouvert dans le cadre de ses précédents plans d’action. Il reste néanmoins à concrétiser les canaux permettant aux citoyens de recevoir des informations et de dialoguer avec le gouvernement sur les questions clés des finances publiques. Plus récemment, les manifestations déclenchées par le projet de loi de finances publiques de 2024 ont mis en évidence les inquiétudes selon lesquelles le gouvernement prenait des décisions d’emprunt et de dépenses qui ne reflétaient pas l’avis ou les intérêts du public. [103] Cet engagement pourrait contribuer à répondre à des priorités pertinentes, allant du manque de véritables canaux de participation publique à la transparence de la dette publique.
Cet engagement comprend un large éventail d’activités visant à accroître la transparence et la participation du public autour de la dette publique, du processus budgétaire et des activités législatives. La société civile plaidera en faveur de la mise en œuvre de la loi sur les organisations d’utilité publique en soutenant la législation (étape 9), qui pourrait protéger l’environnement des organisations non gouvernementales. Bien que l’engagement ne vise pas spécifiquement à faire adopter le projet de loi sur la participation publique, il vise à inclure une exigence de langage clair dans les documents gouvernementaux et parlementaires dans le texte du projet de loi (étape 8), tandis que le parlement s’engage à lancer des plateformes en ligne pour les pétitions publiques et les mémorandums (étape 7). Étant donné que ces plateformes existent, les exécutants peuvent envisager des mesures pour renforcer ces canaux d’engagement parlementaire.
La réforme comprend diverses activités visant à assurer une plus grande disponibilité des informations sur la dette publique du Kenya. La société civile et le Bureau du budget parlementaire s'engagent à ouvrir les audiences des commissions sur la dette au public (étape 1) et à inclure des informations sur la dette publique dans les documents budgétaires (étape 4). L'Institut de responsabilité sociale (TISA) et Mzalendo Trust se sont également engagés à publier des informations sur la dette publique sur des plateformes interactives (étape 3) et à mener une évaluation de l'impact de la dette sur les groupes d'intérêt public (étape 2). Plus généralement, l'engagement comprend également la publication d'un rapport sur l'état de l'ouverture parlementaire et d'un cadre pour évaluer la mise en œuvre des propositions législatives et des besoins (étapes 5 et 6).
Potentiel de résultats: Modeste
Cet engagement aborde des questions centrales dans le débat national au Kenya autour des finances publiques, de la dette et de la relation entre les citoyens et l’État. Il vise à faire avancer des mesures importantes mais modestes vers une plus grande transparence et une plus grande participation du public au parlement. Les activités s’appuient sur des développements récents tels que l’introduction du projet de loi sur la participation publique au parlement, la formation d’un groupe parlementaire OGP et du Comité de la dette publique et de la privatisation de l’Assemblée nationale. Il convient de noter que la plupart des étapes importantes ont un homologue de la société civile désigné comme responsable de la mise en œuvre. Cet engagement nécessitera l’adhésion et la mise en œuvre du parlement pour atteindre son plein potentiel. Par exemple, son ambition pourrait être revue à la hausse s’il incluait l’adoption et la mise en œuvre du projet de loi sur la participation publique, qui financerait et normaliserait les pratiques de participation publique dans l’ensemble du gouvernement.
De même, le réseau d’engagement parlementaire de la société civile s’engage à plaider en faveur de réglementations visant à rendre opérationnelle la loi de 2013 sur les organisations d’intérêt public (PBO), qui requiert l’intervention du secrétaire de cabinet compétent. Cela reste essentiel et progressiste pour offrir un environnement propice au fonctionnement des organisations non gouvernementales (étape 8). Mzalendo Trust espère que le caucus OGP, formé l’année dernière avec des membres de la Chambre des représentants et du Sénat, contribuera à défendre une législation sur le gouvernement ouvert telle que la loi PBO. [104]
Bien que son économie connaisse la croissance la plus rapide d’Afrique, le Kenya est aux prises avec une dette publique importante, nationale et internationale, de 80 milliards de dollars. Les paiements d’intérêts représentent 27 % des recettes publiques. Cela a un impact significatif sur les décisions budgétaires et fiscales, comme le montre le projet de loi de finances publiques de 2024, qui vise à augmenter les recettes fiscales pour payer les obligations de la dette. [105] L’accès à des informations sur la dette publique constitue donc un élément essentiel pour un débat public éclairé et une participation à la prise de décision budgétaire du gouvernement.
Cet engagement s'appuie sur les principes déjà en vigueur au Kenya en matière de publication des informations sur la dette publique. La politique relative à la dette publique et aux emprunts exige que le Trésor national publie des informations sur la dette publique. [106] Au moment de la rédaction du présent rapport, le Trésor national avait publié des rapports annuels sur les emprunts et la gestion de la dette pour l’exercice 2023-2024, une analyse de la viabilité de la dette jusqu’en décembre 2022, un registre de la dette extérieure jusqu’en décembre 2023 et des bulletins mensuels jusqu’en avril 2024. [107] Le registre de la dette publique extérieure fournit des informations au niveau des prêts sur les montants contractés et tirés, le taux d'intérêt, l'échéance et la dénomination de la devise pour tous les prêts. [108] En septembre 2024, l’Auditeur général du Kenya a lancé un audit de la dette publique. [109] Toutefois, les informations sur la dette restent difficiles à comprendre pour le public.
Mzalendo Trust et TISA ont pour objectif d'accroître l'accessibilité et la facilité d'utilisation de ces informations grâce à des outils numériques interactifs (Milestones 3) basés sur des plateformes existantes telles que l'application Jihusishe, Promise Tracker et Publish What You Borrow. À ce jour, ils continuent de développer l'application mobile Jihusishe [110] vise à faciliter la communication entre les citoyens et les représentants du gouvernement ainsi qu'à fournir des informations actuelles et précises sur les projets, les lois, les politiques et les propositions du gouvernement. [111] Mzalendo Trust vise également à produire un rapport sur les implications de genre de la dette publique (Milestone 2) en reconnaissance du lourd impact des réductions de financement du service de la dette sur les secteurs sexistes tels que l'éducation, la santé et l'agriculture dans l'espoir de générer des ressources et des données pour éclairer le plaidoyer. [112]
Le directeur exécutif de Mzalendo Trust a noté que l’Assemblée nationale dispose d’une commission de la dette publique et de la privatisation. [113] Le Kenya s’est notamment engagé à organiser des audiences publiques sur la dette, conformément à la loi de 2012 sur la gestion des finances publiques (étape 1). Les audiences publiques étaient l’une des nombreuses recommandations identifiées par une évaluation de la gestion de la dette publique réalisée par le comité, avec le soutien de la Westminster Foundation for Democracy. [114] Les audiences publiques ont le potentiel de renforcer le contrôle parlementaire et public.
Bien que la Constitution de 2010 consacre le droit à la participation du public aux actes législatifs, le gouvernement ne l'a pas encore systématiquement mis en œuvre en adoptant le projet de loi sur la participation du public. En l'absence de ce dernier, les normes relatives à la participation du public n'ont pas été clairement définies et, par conséquent, la Cour d'appel du Kenya a invalidé des lois qui ne prévoyaient pas une participation suffisante. [115] L’ouverture parlementaire est actuellement rudimentaire et la consultation publique n’est pas menée de manière proactive. Les projets de loi et les rapports, par exemple, ne sont souvent pas conviviaux ou lisibles par machine, tandis que les documents tels que les comptes rendus des débats, les relevés de vote et les listes de présence au Parlement ne sont pas rendus publics. [116]
Le projet de loi sur la participation publique, présenté à l’Assemblée nationale en 2023, vise à encadrer la participation du public au processus décisionnel des organes de l’État. Son champ d’application comprend l’élaboration des politiques, l’élaboration des lois, la budgétisation et la gestion financière. [117] L’adoption de ce projet de loi étant un objectif des plans d’action précédents, il n’a pas été inclus dans cet engagement puisque le projet de loi avait déjà atteint le stade de la participation du public au moment de la co-création du plan d’action. [118] Au moment de la rédaction du présent rapport, Mzalendo Trust avait soumis des mémorandums proposant l’inclusion d’exigences d’aménagement raisonnable en langage clair dans le projet de loi (Milestone 7), qui exige que les informations soient largement diffusées en utilisant divers moyens disponibles dans une langue et sous une forme qui peuvent être comprises par les Kenyans, en tenant compte des groupes d’intérêts particuliers tels que les personnes handicapées. [119] Si le projet de loi est adopté d’ici la mi-session, les réformateurs pourraient envisager d’étendre cet engagement pour inclure sa mise en œuvre.
Entre-temps, le Parlement dispose d’outils numériques permettant la soumission électronique de pétitions et de mémorandums. [120] ainsi qu'un outil de suivi des propositions législatives [121] (Étapes 5 et 6). Il est toutefois nécessaire de normaliser et de renforcer les canaux de participation du public avec le Parlement. De nombreux parlementaires hésitent encore à entreprendre de véritables efforts de transparence et de participation, ce qui fait que les contributions du public n’ont souvent aucun effet sur les projets de loi. [122]
Opportunités, défis et recommandations pendant la mise en œuvre
Cette réforme a été bloquée par le manque de soutien politique de haut niveau. Elle offre au gouvernement l’occasion de répondre concrètement à la demande publique de véritables possibilités de participation à la prise de décision. Comme pour d’autres engagements, aucun budget n’est alloué et les responsables de la mise en œuvre doivent donc trouver des financements pour les activités.
Les réformateurs pourront évaluer les progrès accomplis et modifier cet engagement au bout de deux ans. L’IRM recommande que l’engagement soit mis à jour pour inclure des étapes plus prospectives et plus ambitieuses afin de refléter la période de mise en œuvre de quatre ans. Il pourrait s’agir notamment de l’adoption et de la mise en œuvre du projet de loi sur la participation publique, ainsi que du renforcement des exigences imposées au Parlement pour agir sur les pétitions, les mémorandums et les contributions soumises par le public. Il pourrait également inclure un engagement clair à rendre opérationnelle la loi sur le PBO et des activités visant à continuer de faire progresser la transparence et la responsabilité de la dette publique.