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ÉTAT DE KADUNA, NIGÉRIA
Créer un cadre d'audit participatif citoyen

Marché

Niveau de gouvernement : Fournisseurs

Institution principale: Bureau du vérificateur général de l'État de Kaduna

Domaine de défi : Ouverture fiscale

 


Description

Description de la réforme

La principale réforme à mettre en œuvre est le développement et l'institutionnalisation d'un mécanisme visant à améliorer la participation publique grâce au cadre d'audit participatif citoyen (CPA). Cette initiative vise à renforcer le lien entre la responsabilité horizontale (surveillance par les institutions de l'État) et la responsabilité sociale (suivi citoyen). Le cadre CPA est actuellement élaboré en collaboration par le Bureau de l'auditeur général de l'État de Kaduna, en partenariat avec des organisations de la société civile, sous la direction du coprésident de la société civile chargé du renforcement des processus budgétaires participatifs.

Une fois établi, ce cadre servira de plateforme structurée et coordonnée intégrant directement la participation citoyenne au processus d'audit annuel. En favorisant la collaboration entre les organismes d'audit gouvernementaux, les citoyens et la société civile, le cadre de l'APC renforcera la transparence, favorisera la responsabilité partagée des fonctions de surveillance, assurera un suivi plus efficace des dépenses publiques et luttera contre la corruption. Cette réforme devrait améliorer la qualité et la réactivité des services publics, encourager une participation citoyenne éclairée et, à terme, renforcer la confiance du public dans les systèmes de gouvernance.

Problème(s) abordé(s) par la réforme

Cette réforme vise à combler une lacune critique et souvent négligée dans le cycle de responsabilisation publique : le manque de participation citoyenne significative au processus d'audit. Si l'État de Kaduna a réalisé des progrès louables en matière de participation citoyenne aux étapes budgétaires (formulation, approbation et mise en œuvre), la phase d'audit reste majoritairement institutionnelle, avec peu de possibilités de participation citoyenne. Ce décalage a créé un maillon faible dans la chaîne de responsabilisation. Les citoyens et les organisations de la société civile (OSC) participent de plus en plus au suivi budgétaire, au suivi des projets et aux évaluations de la prestation de services. Pourtant, leurs observations et conclusions manquent souvent des canaux formels ou du levier institutionnel nécessaires pour susciter des actions ou des réformes. Par conséquent, des problèmes tels que le non-respect des dispositions budgétaires, la mauvaise gestion des ressources et même la corruption pure et simple restent souvent ignorés.

La réforme de l'audit participatif citoyen (APC) vise à combler cette lacune en institutionnalisant un mécanisme structuré, inclusif et transparent d'engagement citoyen tout au long du cycle d'audit. Ce faisant, elle transforme la participation citoyenne, passant d'un rôle informel d'observation à un élément formalisé et efficace de la surveillance publique. Ainsi, les voix des citoyens et des observateurs communautaires sont non seulement entendues, mais aussi intégrées de manière significative dans les conclusions, les recommandations et les actions de suivi de l'audit. La réforme accroît la probabilité que les irrégularités ou inefficacités documentées et identifiées par le public conduisent à des mesures correctives concrètes, à des sanctions si nécessaire, et à une amélioration des résultats en matière de gouvernance. En substance, la réforme de l'APC renforce le processus d'audit en tant qu'outil essentiel de responsabilisation, contribuant ainsi à la fermeture du cercle de rétroaction entre les citoyens et l'État et, in fine, à un système de gestion des finances publiques plus transparent, réactif et fiable.

Cette réforme représente une avancée significative dans la lutte contre la corruption et la promotion de la responsabilisation, en impliquant directement les citoyens et la société civile dans le processus d'audit. En créant un mécanisme structuré de participation publique, elle permet aux citoyens d'évaluer directement l'utilisation des ressources publiques, de faire part de leurs préoccupations et de contribuer à l'identification et à la résolution des irrégularités. Cette approche inclusive renforce la surveillance, améliore la prestation de services et garantit l'adéquation des dépenses publiques aux besoins de la communauté, améliorant ainsi l'optimisation des ressources publiques.

Au-delà de l'amélioration de l'efficacité, la réforme renforce également la confiance du public dans les institutions. Lorsque les citoyens se voient confier un rôle significatif dans la gouvernance et constatent les résultats concrets de leur implication, la confiance dans l'intégrité et la réactivité des systèmes publics s'accroît. Ce modèle collaboratif répond non seulement aux défis immédiats de la gouvernance, mais contribue également à un changement systémique à long terme en inscrivant la transparence, la responsabilité et l'engagement civique au cœur de l'administration publique.

Pertinence par rapport aux valeurs de l'OGP

L’institutionnalisation du cadre d’audit participatif citoyen (CPA) soutiendra et renforcera directement les valeurs fondamentales de la Open Government Partnership – transparence, responsabilité publique, participation citoyenne et inclusivité – dans l'État de Kaduna. En intégrant la participation citoyenne aux processus d'audit financier, de conformité et de performance, l'ACP garantit que les actions gouvernementales, notamment en matière d'utilisation des ressources publiques et de prestation de services, sont soumises à l'examen du public. Cette intégration transforme les audits, qui étaient de simples exercices techniques, en plateformes participatives où le public peut jouer un rôle actif dans l'évaluation de la performance gouvernementale.

Le cadre de l'ACP renforce la transparence en donnant aux citoyens accès aux informations d'audit pertinentes et en créant des espaces structurés de participation. Il favorise la responsabilisation en permettant aux citoyens de formuler des conclusions et des recommandations fondées sur des données probantes, tout en exigeant des institutions gouvernementales une réponse efficace et rapide. Plus important encore, il crée un espace sûr et propice à la participation citoyenne, où des voix diverses peuvent être entendues et valorisées dans l'élaboration des résultats de la gouvernance. Grâce à ces mécanismes, la réforme non seulement s'aligne sur les valeurs du gouvernement ouvert, mais les institutionnalise également dans le cadre plus large de la surveillance du secteur public et de la prestation de services.

Résultats attendus

D'ici la fin de la période de mise en œuvre, la réforme vise à accroître significativement la participation des citoyens et des organisations de la société civile (OSC) au processus d'audit. Cela favorisera une plus grande implication du public dans l'élaboration des conclusions d'audit et l'influence des recommandations. À mesure que davantage de citoyens et d'OSC s'impliqueront, leurs contributions contribueront à garantir que les résultats des audits reflètent les préoccupations et les priorités de la communauté, renforçant ainsi la pertinence et la réactivité du processus d'audit.
En outre, la réforme devrait permettre aux institutions gouvernementales de traiter davantage de demandes d'audit, contribuant ainsi à une meilleure responsabilisation et à une utilisation plus efficace des ressources publiques. Ces changements amélioreront le système global de gestion des finances publiques de l'État, le rendant plus transparent, plus réactif et axé sur la performance. À terme, ces résultats contribueront à renforcer la confiance du public dans la gouvernance et à institutionnaliser une culture de responsabilisation.

Milestones

Les étapes clés du calendrier de mise en œuvre comprendront la conduite conjointe d'exercices participatifs de vérification des projets par le Bureau du Vérificateur général, en collaboration avec les organisations de la société civile (OSC) représentant les intérêts des citoyens. Ces exercices permettront une évaluation inclusive et concrète des projets publics afin de garantir leur adéquation avec les allocations budgétaires et les résultats escomptés. Ce processus renforcera la transparence et favorisera une compréhension commune de la performance de la prestation de services entre les parties prenantes.
Après vérification, des rapports d'audit intégrant les constatations techniques et les observations des citoyens seront élaborés. Ces rapports serviront de base à la production de tableaux de bord accessibles aux citoyens afin de communiquer les résultats en matière de performance et de responsabilisation dans un format accessible. La dernière étape consistera à promouvoir et à suivre la mise en œuvre des recommandations d'audit par les organismes gouvernementaux concernés, afin de garantir que les problèmes identifiés soient résolus et que le processus d'audit conduise à des améliorations significatives de la gouvernance et de la prestation de services.

La société civile est-elle impliquée ?

Oui. La société civile a été activement impliquée dès le départ. Une large coalition – incluant des mécanismes de responsabilisation, des médias, des partenaires de développement, des associations professionnelles et d'autres parties prenantes – a collaboré, sous la direction du Groupe de travail technique du PGO sur le renforcement de la budgétisation participative, à l'élaboration du cadre d'audit participatif citoyen (CPA). Leurs contributions ont guidé la conception, les priorités et les méthodologies du cadre, garantissant ainsi qu'il reflète les besoins des communautés et les meilleures pratiques mondiales.
En vue de sa mise en œuvre, le cadre de l'APC attribue explicitement des rôles et des responsabilités clairs à chaque groupe de parties prenantes, les organisations de la société civile (OSC) étant positionnées comme des participants clés. Les OSC contribueront à la vérification des projets, à la rédaction des conclusions d'audit, à la communication des résultats au public et au suivi de la mise en œuvre des recommandations par le gouvernement. Cette participation structurée garantit que la voix de la société civile reste centrale tout au long du cycle d'audit, de la conceptualisation à la mise en œuvre et au suivi.