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Examen du plan d'action du Libéria 2024-2026

Le cinquième plan d’action du Libéria poursuit les réformes en cours pour un gouvernement ouvert et s’aligne sur le programme ARREST 2025-2029 du gouvernement.[1] Les engagements les plus prometteurs visent à faire progresser les efforts de lutte contre la corruption par le biais contrat ouvert, beneficial ownership transparence, et le renforcement de l'intégrité des institutions. Le Libéria a entrepris une processus de co-création de réviser les engagements continus, notamment en engageant jeunesse.

Les huit engagements du plan d’action se concentrent sur lutte contre la corruption et intégrité, ouverture budgétaire, prestation de services publics et justiceCes réformes s’inscrivent dans la continuité du plan précédent, mais avec un nouvel élan sous une nouvelle administration.

Ce rapport propose une analyse approfondie de trois engagements présentant le plus fort potentiel de résultats. Ils bénéficient d'un soutien politique de haut niveau.[2] ainsi que le soutien technique et financier de leurs partenaires. Ils s'engagent à faire preuve de transparence et de responsabilité pour faire progresser le programme de lutte contre la corruption du Libéria.

Engagement Le plan 1 vise à renforcer l'écosystème de l'intégrité au Libéria en créant un tribunal spécialisé dans la lutte contre la corruption, un comité national d'intégrité et des plateformes régionales pour l'autorité anti-corruption. Il poursuit également ses efforts pour renforcer le système de déclaration de patrimoine et mettre en œuvre l'intégrité. l'éducation Dans les écoles. Une réforme ambitieuse, dont il reste à voir si les éléments clés pourront être mis en œuvre dans le délai de mise en œuvre de deux ans, compte tenu des ressources limitées.

L'Engagement 3 vise à exploiter le système de passation de marchés publics en ligne (e-GP), lancé début 2025, pour élargir la publication d'informations sur les marchés publics. L'Engagement 5 vise quant à lui à mettre en place un registre public des véritables propriétaires d'entreprises au Libéria. L'ensemble de ces informations pourrait renforcer considérablement l'intégrité et la transparence du gouvernement. Ces réformes bénéficient de plateformes en ligne prêtes à être alimentées en informations et bénéficiant du soutien des partenaires, ce qui leur confère un potentiel considérable.

Comme pour les plans précédents, les transitions politiques et les contraintes budgétaires constituent des risques pour la mise en œuvre. Son succès dépendra de la pression continue de la société civile, du soutien des partenaires et d'un leadership fort des entités chargées de la mise en œuvre, notamment en matière de réformes juridiques, de transparence des données et de participation citoyenne.

Au-delà des discussions habituelles entre la société civile et le gouvernement, le processus de co-création du Libéria a utilisé la Fédération de la jeunesse libérienne[3] et des programmes radiophoniques pour mobiliser un public plus large. Si tous les engagements du plan précédent ont été reconduits, la plupart ont été révisés pour tenir compte de l'évolution du contexte et renforcer leur ambition. Les organisations de la société civile (OSC) ont activement participé à l'élaboration de ce plan et voient des points forts dans les engagements renforcés en matière de transparence.[4] Ils sont toutefois préoccupés par des défis tels que la faible application de la loi et le financement limité.[5] et l'engagement avec le pouvoir législatif [6] Lors de l'élaboration du plan, les OSC aspirent à une mise en œuvre renforcée, notamment dans des domaines comme la justice et la transparence budgétaire, qui, selon elles, manquent de mesures d'action claires ou d'outils d'application.[7] Les informations publiques sur l’OGP au Libéria étant limitées en raison de l’absence d’un site Web ou d’un référentiel OGP fonctionnel, le Libéria ne répondait pas aux exigences minimales des normes de participation et de co-création de l’OGP.

Tableau 1. Engagements prometteurs

Engagement 1 promet de renforcer l’intégrité des institutions du Libéria en renforçant les canaux de transparence, de participation et de responsabilité dans le travail de lutte contre la corruption.
Engagement 3 a le potentiel de renforcer considérablement la transparence au Libéria marchés publics grâce à l’utilisation obligatoire du système e-GP.
Engagement 5 promet de rendre les informations sur les bénéficiaires effectifs des entreprises disponibles en ligne.

[1] « Plan national de développement 2025-2029 : Agenda ARREST pour un développement inclusif », Ministère des Finances et de la Planification du développement, https://mfdp.gov.lr/index.php/component/edocman/national-development-plan-2025-2029-arrest-agenda-for-inclusive-development-2?Itemid=0.

[2] Lawrence Yealue (directeur national de Accountability Lab Liberia), entretien avec un chercheur de l'IRM, le 12 mars 2025.

[3] Samuel Kpartor, « Réflexions sur le processus OGP au Libéria : le point de vue d’un jeune », Youth Democracy Cohort, 11 mars 2025, https://youthdemocracycohort.com/reflections-on-the-ogp-process-in-liberia-a-youth-perspective.

[4] Yealue, entretien ; Eddie D. Jarwolo (directeur exécutif de Naymote Partners for Democratic Development), entretien par un chercheur de l'IRM, 17 mars 2025.

[5] Favour Ime (directeur régional principal d'Open Ownership), entretien avec un chercheur de l'IRM, le 13 mars 2025.

[6] Yealue, entretien.

[7] Jarwolo, entretien.

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