Suivi du Plan d'action national nigérian sur les entreprises et les droits de l'homme (NG0051)
Marché
D'un coup d'œil
Plan d'action : non joint
Cycle du plan d'action : 2026
Statut:
Institutions
Organisme responsable : Commission nationale des droits de l’homme (CNDH)
Institutions de soutien : Acteurs étatiques : Ministère fédéral de la Justice, Ministère du Travail et de l’Emploi, Ministère de l’Environnement, Agence nationale de mise en œuvre des normes et réglementations environnementales (NESREA). Acteurs non étatiques : Chambre de commerce et d’industrie d’Abuja (ACCI), Barreau nigérian (NBA), Centre de plaidoyer législatif de la société civile (CISLAC), Syndicats (par exemple, NLC), Congrès du travail du Nigéria (NLC), Congrès des syndicats (TUC), Groupe du Sommet économique du Nigéria (NESG), Association des fabricants du Nigéria (MAN), associations du secteur de l’élevage (par exemple, Association nigériane de la volaille), Groupe de travail des Nations Unies sur les entreprises et les droits de l’homme, PNUD, Amnesty International
Domaines politiques
Accès à la justice, Droits humains, Justice, Intégration de la participation, Axé sur la participation, Approches participatives, Secteur privé, Participation du publicRevue IRM
Rapport IRM : en attente d'examen par l'IRM
Premiers résultats : en attente de l'examen de l'IRM
Design i
Vérifiable : en attente d'examen IRM
Pertinent pour les valeurs de l'OGP : en attente d'examen par l'IRM
Ambition (voir définition): En attente d'examen IRM
Mise en œuvre i
Achèvement : En attente de l'examen IRM
Description
Domaine thématique : Entreprises et droits de l'homme
Engagement : Examiner, garantir et contrôler la mise en œuvre du Plan d’action national nigérian sur les entreprises et les droits de l’homme.
.
Brève description de l'engagement :
Cet engagement vise à promouvoir des pratiques commerciales responsables et respectueuses des droits humains dans les principaux secteurs économiques du Nigéria, grâce à la mise en œuvre du Plan d'action national sur les entreprises et les droits humains (PANEDH). Par le biais de politiques transparentes, de la concertation avec les parties prenantes et de mécanismes de responsabilisation, cet engagement favorisera le respect des droits humains par les entreprises, luttera contre les violations (telles que les atteintes aux droits du travail, la dégradation de l'environnement et les conflits communautaires) et améliorera l'accès aux voies de recours. La Commission nationale des droits de l'homme du Nigéria (NHRC) et la Chambre de commerce et d'industrie du Nigéria (ACCI) piloteront un processus multipartite afin de garantir l'élaboration de politiques inclusives, l'accès du public à l'information et des mécanismes de traitement des griefs efficaces, conformément aux Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme (PDNU).
Problème/défi général abordé par l'engagement :
Le Nigéria a adopté un Plan d'action national sur les entreprises et les droits de l'homme, mais ne dispose d'aucun système clair pour vérifier si les organismes gouvernementaux respectent leurs engagements. Sans suivi régulier, il est impossible de savoir quelles actions ont été menées à bien, lesquelles sont retardées et lesquelles sont totalement au point mort. Cette situation engendre trois problèmes.
1. Les organismes gouvernementaux ne subissent aucune pression pour s'acquitter des responsabilités qui leur sont confiées.
2. Les citoyens et la société civile ne peuvent pas demander des comptes aux responsables car les données sur les progrès accomplis ne sont pas accessibles au public.
3. Les écarts entre les engagements politiques et leur mise en œuvre réelle restent indétectés et non résolus.
Cet engagement vise à pallier l'absence d'un mécanisme structuré, transparent et inclusif permettant d'examiner les progrès accomplis, d'identifier les points de blocage et de garantir que le PAN produise des résultats concrets pour les communautés concernées.
Problèmes spécifiques liés à l'OGP mis en lumière :
Responsabilité des entreprises ; participation citoyenne ; accès à l'information ; protection des droits ; transparence.
Justification de l'engagement:
Les secteurs économiques du Nigéria, notamment l'élevage (un axe prioritaire des activités d'ACCI) et les industries extractives, sont confrontés à des violations des droits humains, telles que le travail forcé, la pollution environnementale et les conflits fonciers (par exemple, les conflits entre agriculteurs et éleveurs). L'absence d'une Politique nationale de protection des droits humains (NAPBHR) pleinement mise en œuvre, conjuguée à une transparence limitée des pratiques des entreprises, entrave la reddition de comptes. Cet engagement s'appuie sur le mandat de la Commission nationale des droits de l'homme (NHRC) en matière de protection des droits humains et sur l'influence d'ACCI dans le secteur privé pour impulser des réformes politiques, favoriser la collaboration entre les parties prenantes et encourager la participation citoyenne, conformément aux principes de gouvernement ouvert du Partenariat pour un partenariat ouvert (OGP) et aux engagements du Nigéria au titre du Partenariat mondial des Nations Unies pour la protection des droits humains (UNGPS).
Objectif principal:
• Examiner, adopter et mettre en œuvre un PANADH transparent : examiner, améliorer et opérationnaliser le Plan d’action national sur les entreprises et les droits de l’homme grâce à des processus inclusifs et accessibles au public.
• Renforcer la responsabilité des entreprises : Mettre en place des mécanismes de suivi et de signalement des impacts sur les droits humains des entreprises dans les secteurs vulnérables sélectionnés.
• Renforcer l’accès aux recours : créer des mécanismes de réclamation et de réparation accessibles aux communautés et aux travailleurs touchés par les activités commerciales.
• Promouvoir l’engagement des parties prenantes : favoriser la collaboration multipartite impliquant le gouvernement, le secteur privé, la société civile et les communautés afin de garantir une mise en œuvre inclusive des politiques.
• Accroître la sensibilisation et la participation du public : utiliser les données ouvertes et l’engagement civique pour sensibiliser les citoyens et les entreprises à leurs responsabilités en matière de droits de l’homme.
Impact prévu :
À court terme (d'ici décembre 2026) : Finalisation du Plan national de protection des droits humains (NAPBHR), mise en place de mécanismes de suivi et de traitement des plaintes, et sensibilisation accrue d'un million de citoyens et de 50 entreprises. À moyen terme (d'ici décembre 2027) : Réduction de 20 % des violations des droits humains dans les secteurs de l'élevage, de la production, de la chaîne d'approvisionnement et des industries extractives, résolution de 100 plaintes et formation de 1 1,000 acteurs concernés.
À long terme : le Nigéria devient un modèle régional en matière d’entreprises et de droits de l’homme, avec un cadre NAPBHR adaptable et adopté dans d’autres pays africains membres de l’OGP.
Harmonisation législative - Achèvement de la révision de la Loi sur le travail et de la CAMA afin d'y inclure les clauses relatives aux droits des femmes et aux hommes.
Institutionnalisation - Nombre de chargés de mission RH formés et actifs auprès des parties prenantes telles que le ministère des Mines et du Développement de l'Acier et la NUPRC, etc.
• Accès aux voies de recours - Nombre de cas ayant fait l'objet d'une médiation réussie par la Commission nationale des droits de l'homme sans dégénérer en litiges de longue durée.
Résultats attendus | Jalons (indicateurs de performance)
1. Les parties prenantes sont bien informées sur le cadre.
• Les représentants d'entreprises formés se disent confiants dans l'application des normes de diligence raisonnable en matière de droits de l'homme au sein de leur organisation.
• Les organismes gouvernementaux mettent en place des agents chargés des questions relatives aux entreprises et aux droits de l'homme, munis de manuels et de mécanismes de signalement.
• Les principales parties prenantes démontrent leur maîtrise de la mise en œuvre des Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et du Programme national de protection des droits de l’homme (PNPDDH), telle que mesurée par les évaluations post-formation.
2. Établir un cadre de suivi de la mise en œuvre d'un plan d'action relatif aux entreprises et aux droits de l'homme
• Mettre en place une table ronde pour la mise en œuvre du NAP-BHR existant afin de nouer un partenariat ou une collaboration avec le Groupe de travail national (GTN-BHR) déjà établi.
• Encourager la délocalisation du même groupe de travail vers les États (niveau infranational).
• Évaluation initiale et à moyen terme de l’impact sur les droits humains réalisée avec des conclusions documentées et des recommandations sectorielles
3. Créer un Centre national pour les entreprises et les droits de l'homme et mettre en place des mécanismes de traitement des plaintes et de réparation.
• Dans certains secteurs, les griefs et les plaintes ont été reçus, traités et résolus grâce à un mécanisme accessible, ce qui a permis d'accroître la satisfaction des plaignants.
• Des études de cas documentées et des résultats de réparation publiés démontrent une réparation efficace des griefs sans escalade vers un litige prolongé.
• Création d’un Centre national pour les entreprises et les droits de l’homme, avec un personnel, des protocoles opérationnels et des liens documentés avec la Commission nationale des droits de l’homme.
• Un sondage de satisfaction communautaire révèle que le mécanisme de traitement des plaintes est accessible, équitable et rapide.
4. Créer un bureau des entreprises et des droits de l'homme dans chaque chambre de commerce d'État et mener des programmes de renforcement des capacités.
• Des services d'assistance mis en place avec du personnel formé et des procédures opérationnelles documentées
• Les PME cibles bénéficient d'un renforcement ciblé de leurs capacités en matière de respect des droits de l'homme
• Le personnel des chambres de commerce au niveau de l'État fait preuve de compétence en matière de mentorat et de conseil aux entreprises membres sur le devoir de diligence en matière de droits de l'homme et les mécanismes de règlement des griefs.
• Les secteurs cibles adoptent des politiques documentées en matière de droits de l’homme ou des procédures de traitement des griefs, vérifiées par une évaluation de conformité documentaire.
5. Lancer une campagne de sensibilisation du public
• Citoyens atteints grâce à des campagnes intégrées de médias, de médias sociaux et de sensibilisation communautaire, démontrant une prise de conscience des responsabilités des entreprises en matière de droits de l'homme.
• Les enquêtes de sensibilisation menées avant et après la campagne montrent une augmentation des connaissances du public sur les violations des droits humains commises par les entreprises et sur les mécanismes de recours.
• Des dialogues communautaires ont été menés dans les zones touchées, documentant les préoccupations des citoyens et les pistes de solution.
6. Mettre en place un comité de surveillance multipartite
• Un comité de surveillance multipartite formellement constitué, comprenant des représentants du gouvernement, du secteur privé, de la société civile et des communautés concernées, doté d'une charte et de procédures de gouvernance documentées.
• Le comité se réunit mensuellement et tient un registre des présences, rédige des procès-verbaux, prend des décisions et établit des protocoles d’escalade, puis soumet des rapports au CSN de l’OGP.
• Le comité de surveillance examine et approuve certaines évaluations d'impact sur les droits de la personne et les plans de mesures correctives correspondants.
Activités planifiées | Date de début | Date de fin | Résultats attendus | Indicateurs de résultats
1. Mener des consultations multipartites pour finaliser le PANADH, en garantissant la transparence et la participation du public. | Janv. 2026 | Déc. 2027 | • Un document PANADH finalisé et validé qui reflète les contributions de tous les groupes de parties prenantes. • Des rapports de consultation documentant les commentaires reçus, les problèmes soulevés et la manière dont ils ont été traités. • Un registre de participation des parties prenantes montrant la représentation du gouvernement, de la société civile, du secteur privé et des communautés touchées. • Un résumé public du processus de consultation et de ses résultats, publié sur un site Web ou un portail gouvernemental. | • Nombre de séances de consultation multipartites tenues (ventilées par zone géopolitique ou secteur). Nombre et diversité des participants à toutes les séances (ventilés par gouvernement, société civile, secteur privé, milieu universitaire et communautés touchées). Nombre de contributions ou de recommandations écrites reçues des parties prenantes. Pourcentage de recommandations des parties prenantes reflétées dans le document PANADH final. • Nombre de rapports de consultation produits et publiés. Date de publication du document PANADH finalisé. • Nombre de plateformes ou de canaux utilisés pour solliciter la contribution du public (réunions physiques, portails en ligne, contributions écrites).
2. Publier le plan sur un portail gouvernemental ouvert. | Janv. 2026 | Juin 2026 | • Le document finalisé du NAPBHR est téléchargé et accessible sur un portail gouvernemental ouvert désigné. Une notification ou une annonce publique informe les citoyens et les parties prenantes que le plan est disponible en ligne. Le document est publié dans des formats accessibles (PDF, HTML et résumé en langage clair). Un mécanisme de rétroaction lié au plan publié permet aux citoyens de soumettre des commentaires ou des questions. | Document du NAPBHR publié sur un portail gouvernemental ouvert. • Nombre de formats accessibles dans lesquels le plan est publié. Nombre de canaux de notification publique utilisés pour annoncer la publication. Nombre de téléchargements ou de consultations du document publié au cours des 6 premiers mois. • Disponibilité d'un mécanisme de rétroaction citoyenne sur le portail. Nombre de commentaires ou de questions de citoyens reçus par le biais du mécanisme de rétroaction au cours des 6 mois.
3. Mettre en place des mécanismes de traitement des griefs accessibles aux communautés et aux travailleurs affectés par les activités des entreprises, intégrés au mandat de la NHRC | Juil. 2026 | Juin 2027 | • Un document-cadre formel relatif aux mécanismes de traitement des griefs, approuvé par la NHRC et les ministères, départements et agences (MDA) concernés. • Des points de réception des griefs désignés et opérationnels dans les bureaux de la NHRC répartis dans toutes les zones géopolitiques. Un formulaire de plainte standardisé et un guide de procédure disponibles en anglais et dans les principales langues locales. • Un portail numérique de dépôt des griefs accessible via le web et les appareils mobiles. Du personnel de la NHRC formé et des référents habilités à recevoir, traiter et transmettre les plaintes relatives aux entreprises et aux droits humains. Des supports de sensibilisation informant les communautés et les travailleurs sur la procédure de dépôt des griefs. | Nombre de points de réception des griefs mis en place et opérationnels dans les bureaux de la NHRC. Nombre de langues dans lesquelles le formulaire de plainte et le guide de procédure sont disponibles. Existence d'un portail numérique de dépôt des griefs fonctionnel (oui/non). Nombre de membres du personnel de la NHRC formés à la réception et au traitement des griefs relatifs aux entreprises et aux droits humains. Nombre de campagnes de sensibilisation menées auprès des communautés et des travailleurs concernés au sujet du mécanisme de traitement des griefs. • Nombre de griefs reçus par le biais du mécanisme au cours de la première période de référence. • Délai moyen d'accusé de réception d'un grief après son dépôt. • Nombre de griefs résolus ou transmis dans les délais impartis. • Nombre de zones géopolitiques disposant d'au moins un point de réception des griefs opérationnel. • Nombre de groupes communautaires et de travailleurs directement impliqués lors du déploiement du mécanisme.
4. Former les entreprises, les organismes gouvernementaux et les communautés à la mise en œuvre des Principes directeurs ...
5. Utiliser les médias, les réseaux sociaux et la mobilisation communautaire pour sensibiliser un million de citoyens à leurs responsabilités en matière de droits humains. | Janv. 2026 | Déc. 2027 | Lancement d'une campagne sur les réseaux sociaux • Articles dans des médias reconnus documentant les enjeux liés aux droits humains dans le secteur des entreprises et les avantages de la NAPBHR. | Nombre de campagnes de sensibilisation lancées. • Nombre de citoyens touchés. • Nombre d'entreprises adoptant des politiques relatives aux droits humains.
6. Créer un comité de supervision de la mise en œuvre du PNAPDR, suivre les progrès et faire rapport au Comité directeur national du PGO. | Janv. 2026 | Déc. 2027 | • Création officielle du comité de supervision multipartite • Réunions trimestrielles du comité | Création du comité et publication de plusieurs rapports de supervision | Niveau de satisfaction des parties prenantes à l'égard du comité directeur (objectif : 70 %)
Sources de financement : budget du gouvernement fédéral (allocation du NHRC), partenaires internationaux de développement et secteur privé