Ignorer la navigation

#CAFDO2017: la première conférence francophone africaine sur les données ouvertes et le gouvernement ouvert

Amélié Banzet|

Ce blog a été adapté et traduit d’un article paru à l'origine sur le site Site d'Etalab.

Parce que la libre utilisation des données publiques et les principes de gouvernement ouvert sont essentiels au développement social et économique inclusif et durable, les pays africains francophones travaillent ensemble pour promouvoir les données ouvertes et le gouvernement ouvert sur tout le continent.

La toute première Conférence africaine francophone sur les données ouvertes et le gouvernement ouvert (CAFDO) a réuni des représentants des pays francophones de 22.

Organisé par l'Agence nationale de promotion des TIC du Burkina Faso, #CAFDO2017 s'est déroulé à Ouagadougou de juin à juin et a accueilli des représentants de plus de pays francophones de 1, dont l'Algérie, le Bénin, le Canada, la Côte d'Ivoire, Madagascar, le Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, République démocratique du Congo, Sénégal, Tunisie et Togo.

Etalab, avec Canal France International (CFI), a co-organisé l'événement dans le cadre de la série #HackFrancophonie, organisée à Paris en février 2016. La France était également représentée par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, l'Agence française de développement et Expertise France.

Cette première d'une conférence, qui a rassemblé plus d'une centaine de participants de la société civile, des technologies civiques et du gouvernement, ainsi que des animateurs de réunions, d'ateliers et de tables rondes, a permis de lancer un réseau de leaders africains francophones dans le domaine des données ouvertes et d'identifier des espaces. de collaboration régionale sur différents thèmes.

L’objectif de ce réseau sera de partager les meilleures pratiques et de surmonter les difficultés empêchant les utilisateurs de tirer pleinement parti des données, notamment une connexion Internet faible sur tout le continent, la mise en œuvre par le gouvernement de politiques et de cadres juridiques en matière de données ouvertes et le renforcement des ressources locales, de l’expertise et des écosystèmes au sein de la société. administrations publiques, startups et organisations de la société civile et de la technologie civique.

Trois jours consacrés à l'utilisation et à l'ouverture des données publiques

CAFDO a été lancé par Hadja Fatimata Ouattara Sanon, ministre du Développement de l'économie numérique et des télécommunications du Burkina Faso, par Clément Sawadogo, ministre des Services du Travail et de la Protection sociale, Cheick Fantamady Kanté, représentant de la Banque mondiale, et Metsi Makheta, coordonnateur des Nations Unies. au Burkina Faso. Parsemé de danses et de spectacles musicaux, l'inauguration a démontré l'engagement du gouvernement du Burkina Faso à défendre les politiques d'ouverture sur tout le continent africain.

Animée par la très dynamique Nnenna Nwakanma, la première journée s'est déroulée en petits groupes de travail pour identifier les actions susceptibles de répondre à trois questions: Quel est le rôle des dirigeants dans la divulgation des données publiques? Quelles données sont essentielles au développement? Quelles initiatives prioritaires doivent être mises en œuvre pour ouvrir ces données?

La deuxième journée a été ponctuée de plusieurs brèves séances de travail au cours desquelles des pays et des organisations ont pu partager et commenter certains de leurs projets concrets, notamment des données humanitaires, des données ouvertes pour les médias, la plateforme data.gouv.fr, le simulateur socio-fiscal. OpenFisca.fr, ouvrir des données parlementaires, utiliser des données environnementales, etc.

La journée s'est terminée avec le lancement du camp de données, les chefs de projet 18 présentant des initiatives sur lesquelles ils aimeraient travailler.

La troisième journée, entièrement consacrée au data camp, a permis d'identifier dix projets collaboratifs sur lesquels les participants poursuivront leur travail dans les mois à venir et qui bénéficieront du soutien des acteurs suivants présents à l'événement: l'Agence française de développement, Canal France International , Expertise France, Banque mondiale, Centre de recherches pour le développement international et Open Knowledge Foundation:

Une journée consacrée au renforcement de la transparence gouvernementale en Afrique francophone

Parallèlement à CAFDO, une session d’une journée sur le gouvernement ouvert a rassemblé des représentants du gouvernement 30 et de la société civile de pays OGP (France, Côte d’Ivoire, Tunisie, Burkina Faso), de pays éligibles pour rejoindre OGP (Sénégal) et de pays proches. être éligible pour rejoindre l’OGP (Guinée, Maroc, Bénin). L'atelier visait à identifier les défis et les opportunités pour la mise en œuvre de réformes de gouvernement ouvert dans les pays africains francophones, à encourager les nouveaux pays africains francophones à y adhérer et à aider le Burkina Faso à élaborer son premier plan d'action pour un gouvernement ouvert. Au cours de l'atelier, des représentants du Sénégal, de la Guinée et du Maroc ont réitéré leur désir de commencer le processus d'adhésion à l'OGP.

Après la session, le gouvernement et la société civile du Burkina Faso se sont réunis à Koudougou pour commencer à élaborer le premier plan d'action du Burkina Faso. Les participants ont travaillé pour dégager dix engagements concrets organisés autour de quatre thèmes: la lutte contre la corruption; renforcement de la démocratie, des droits de l'homme et de la justice; transparence des finances publiques; et améliorer l'accès à l'information. Le Burkina Faso travaille à achever son plan d’action d’ici septembre.

Plus grande collaboration avec l'Afrique francophone

En réunissant pour la première fois cette communauté africaine engagée, CAFDO a contribué à lancer le réseau de dirigeants africains sur les données ouvertes pour le développement social et économique.

Comme le souligne sa coprésidence du Open Government Partnership et organisation du Sommet mondial 2016 OGP à Paris 2016, la France continuera à soutenir les travaux de cette communauté francophone et a déjà annoncé plusieurs projets de collaboration: l'Agence française de développement a renouvelé son engagement via le PAGOF (Programme d'appui au gouvernement ouvert en Afrique francophone) programme, CFI est en train de recréer son programme de formation Open Data Media pour le mois 18 et Etalab a engagé des dialogues pour aider au développement de «udata» dans plusieurs pays d’Afrique francophone.

NE PAS suivre ce lien ou vous serez interdit sur le site!