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Examen du plan d'action de la Roumanie 2025-2027

En 2025, la Roumanie a publié sa première stratégie de gouvernement ouvert et sa septième stratégie nationale. plan d'actionLe plan propose des mesures prometteuses pour améliorer la transparence of finance politique et des fonds d'investissement nationaux, et des projets pilotes de gouvernement ouvert au niveau local. processus de co-création elle était inclusive, adoptant de nouvelles pratiques de consultation publique.

Le septième plan d'action de la Roumanie comprend 13 engagements. Il s'appuie sur les efforts des plans précédents en matière de données ouvertes, la transparence du financement politique, la débureaucratisation, les fonds d'investissement nationaux, la transparence des administrations locales et l'inclusion et le sexe égalité. Les nouveaux domaines d'intervention comprennent des réformes sur l'accessibilité de la gendarmerie roumaine, les services de gouvernement électronique, ainsi que la participation et la transparence des projets d'infrastructure.

Ce plan s'inscrit dans des stratégies plus larges, notamment la première stratégie de gouvernement ouvert de la Roumanie (2025-2030) et le plan national de relance et de résilience de l'Union européenne.[1] et les recommandations de l'OCDE.[2] Le processus de co-création a été mené par le Secrétariat général du gouvernement (SGG), accompagné par le Comité national de coordination (CNC) – forum multipartite roumain du Partenariat pour un partenariat ouvert (PPO). Le plan d'action présente un niveau de participation similaire. ambition comme les deux plans précédents.

Trois engagements proposent des réformes prometteuses. Engagement Quatre plans visant à améliorer la transparence du financement politique en comblant les lacunes législatives mises en évidence par la société civile et les médias à la suite de l'élection présidentielle de 2024 des électionsL’engagement 8 vise à publier les données relatives à tous les programmes d’investissement financés au niveau national, s’appuyant sur les efforts fructueux du plan d’action précédent qui avait permis d’ouvrir les données de deux programmes. Dans le cadre de l’engagement 13, soumis au Défi de la gouvernance ouverte, trois collectivités locales mettront en œuvre leurs propres plans d’action pilotes en matière de gouvernance ouverte. Les autres engagements s’appuient sur des initiatives en cours, visent à appliquer les dispositions légales existantes ou prévoient de tester de nouvelles pratiques au sein de quelques institutions.

En matière de co-création, le plan d'action a été élaboré selon un processus inclusif. Parmi les innovations, on peut citer la consultation publique sur le calendrier de co-création et l'utilisation d'une plateforme en ligne pour recueillir les propositions d'engagement du public et suivre les progrès et les retours en temps réel.

Le lancement de la co-création a été retardé par les élections. Le SGG a ouvert la consultation publique sur le calendrier de co-création proposé en décembre 2024, suivie d'un processus de co-création de six mois. En janvier et février 2025, un appel public a permis de recueillir 28 propositions d'engagement : 10 émanant de la société civile et 18 d'institutions gouvernementales. Au cours des trois mois suivants, le SGG a animé des discussions itératives avec les auteurs de propositions et les institutions gouvernementales concernées. Le projet de plan d'action qui en a résulté a ensuite fait l'objet d'une consultation publique de deux semaines. La participation du CNC a été sporadique ; une seule réunion a eu lieu pendant le processus de co-création afin de discuter et d'adopter le plan d'action final en juin 2025. Trois des treize engagements finaux provenaient de propositions de la société civile.

Suite au processus de co-création, le CNC a mis en place des réunions de groupes de travail thématiques pour chaque engagement et a actualisé sa structure. En 2025, il a désigné trois membres suppléants issus de la société civile, qui participent à toutes les séances plénières et aux réunions des groupes de travail thématiques, mais sans droit de vote. Ce dispositif a permis d'anticiper le retrait éventuel de membres titulaires et d'assurer la continuité et une représentation plus large. En cas de vacance d'un poste, un membre suppléant prend la place du membre titulaire.

Un engagement constant en faveur du PGO sera essentiel à la réussite du plan d'action. Suite au vote de défiance contre le gouvernement en mai 2026, le prochain gouvernement pourra réaffirmer son soutien à la transparence gouvernementale et à la mise en œuvre des engagements. Parmi les défis potentiels figurent les contraintes budgétaires et la reconfiguration de la composition du CNC après sa co-création.[3] renouvellement des décideurs gouvernementaux, priorisation politique des questions de gouvernement ouvert et compréhension du gouvernement ouvert au sein de la société civile au sens large.[4] La mise en œuvre dépendra du maintien des ressources et du soutien du personnel technique. L’implication des institutions gouvernementales au niveau décisionnel faciliterait la planification des travaux et orienterait les activités à venir. Certains engagements (3, 5, 6, 7, 9, 11, 13) gagneraient à ce que le rôle attendu de la société civile dans leur mise en œuvre soit précisé.

La nouvelle stratégie roumaine pour un gouvernement ouvert offre l'opportunité d'institutionnaliser le processus du Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO). Elle vise à accroître les ressources allouées aux initiatives de gouvernement ouvert et à renforcer le rôle de coordination du Conseil supérieur de la gouvernance (CSG). Elle entend également consolider le cadre réglementaire du gouvernement ouvert, développer l'utilisation des plateformes numériques pour la transparence et la participation citoyenne, et améliorer l'environnement opérationnel de la société civile. La stratégie prévoit la création d'un Comité national multipartite pour un gouvernement ouvert. Une coopération systématique entre ce Comité national et le Conseil national de la gouvernance (CNC) permettrait de consolider les bases de la mise en œuvre de ce plan d'action.

Tableau 1. Engagements prometteurs

Engagement 4:  Cet engagement vise à améliorer la transparence du financement politique en Roumanie en comblant les lacunes législatives et en renforçant la collaboration avec la société civile.
Engagement 8: Cet engagement promet d'accroître la disponibilité et l'accessibilité des données sur les programmes d'investissement financés par des fonds nationaux.
Engagement 13: Cet engagement vise à ce que les autorités locales pilotent le développement et la mise en œuvre de mécanismes pour un gouvernement ouvert et participation du public.

 

[1] « Strategia pentru Guvernare Deschisă », Secretariatul General al Guvernului (SGG), novembre 2024, https://sgg.gov.ro/1/wp-content/uploads/2024/11/Anexa-1_Strategia-pentru-Guvernare-Deschisa.pdf.

[2] « Examen du gouvernement ouvert en Roumanie », Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), 7 juillet 2023, https://www.oecd.org/en/publications/open-government-review-of-romania_ff20b2d4-en.html.

[3] Andrei Nicoara (membre du Comité national de coordination), interviewé par un chercheur de l'IRM, le 24 octobre 2025.

[4] Septimius Parvu (Forum d'experts), entretien avec un chercheur de l'IRM, 17 octobre 2025 ; Nicoara, entretien.

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