Aperçu de la section
Clés de la réussite
- Conformément à la norme 1, tous les membres nationaux de l’OGP sont tenus d’établir un espace formel de dialogue permanent entre les représentants du gouvernement et de la société civile.
- Tous les membres de l’OGP doivent satisfaire aux exigences minimales requises pour la mise en place et le fonctionnement d’un tel espace de dialogue.
- Il existe de nombreuses façons de respecter cette norme, offrant ainsi une certaine flexibilité aux membres de l'OGP. Une approche éprouvée est la création d'un forum ou d'une plateforme multipartite, appelé Forum Multipartite (FMM).
- Les MSF ont un éventail de responsabilités qui aident le gouvernement et la société civile à travailler efficacement ensemble sur les objectifs de gouvernement ouvert dans l’ensemble du Cadre d’action.
- Les membres de l’OGP sont encouragés à prendre en compte d’autres éléments et facteurs lors de la mise en place de leur MSF pour une application plus ambitieuse de la norme 1 et pour assurer leur succès et leur fonctionnement efficace.
CONTENU
Marché
Standard 1
Responsabilités du MSF
Éléments clés à prendre en compte lors de la création d'un MSF
Conformément à la Norme 1, tous les pays membres du PGO sont tenus d'établir un espace formel de dialogue permanent entre les représentants du gouvernement et de la société civile. Le dialogue est fondamental pour le modèle du PGO, car il favorise la confiance, la résolution conjointe des problèmes et permet à la société civile d'influencer l'élaboration, la mise en œuvre et le suivi des engagements en matière de gouvernement ouvert.
Il n'existe pas de cadre prescrit pour établir un espace de dialogue permanent, offrant une certaine flexibilité pour s'adapter aux contextes spécifiques de chaque pays. Par conséquent, il existe de multiples façons de respecter cette norme. L'expérience des membres de l'OGP au fil des ans a montré qu'une approche éprouvée consiste à créer un forum ou une plateforme multipartite, appelé « forum ou plateforme multipartite ». Forum multipartite (MSF).
Les FSM peuvent être institutionnalisés, constitués en organes décisionnels ou consultatifs, organisés en groupes de travail et sous-comités, ou prendre d'autres formes. Les FSM reflètent les priorités spécifiques de chaque pays, car la personnalité de son gouvernement et des acteurs de la société civile influence le modèle qu'ils conçoivent pour le FSM et les pratiques qu'ils adoptent pour leur travail de gouvernement ouvert. Ceci est particulièrement pertinent lors du processus de co-création de plans d'action, comme expliqué dans Élaboration de plans d'action et d'engagements.
L'OGP encourage les pays à réfléchir largement aux possibilités d'impliquer dans cet espace les acteurs des différents pouvoirs et niveaux de gouvernement, ainsi que d'autres parties prenantes telles que les collectivités locales, les parlements, le pouvoir judiciaire, les organismes autonomes, le secteur privé, le monde universitaire, etc. La composition de cet espace de dialogue doit être soigneusement étudiée afin de garantir qu'il inclut tous les acteurs nécessaires à la conduite efficace des réformes pour un gouvernement ouvert, sans pour autant reproduire les voies de dialogue et de coopération existantes entre le gouvernement et la société civile.
Le texte ci-dessous fait référence à l’espace de dialogue requis en tant que MSF et décrit les principales approches et considérations pour établir un tel forum.
Établir un espace de dialogue et de collaboration permanents entre le gouvernement, la société civile et d’autres parties prenantes non gouvernementales.
Exigence minimale 1.1
Un espace de dialogue permanent, auquel participent des membres du gouvernement et de la société civile, ainsi que d'autres représentants non gouvernementaux, le cas échéant, se réunit régulièrement (au moins tous les six mois). Ses règles de participation sont publiques.
Évaluation IRM
L'IRM évaluera si le pays respecte trois mesures clés :
- Un espace de dialogue multipartite existait-il ?
- L'espace de dialogue s'est-il réuni au moins tous les six mois ?
- Les informations sur l’espace de dialogue étaient-elles accessibles au public ?
Voir les directives de l'IRM ici.
L'objectif d'un FSM est de fournir un mécanisme structuré et inclusif permettant au gouvernement et à la société civile de collaborer sur les objectifs de gouvernement ouvert tout au long du Cadre d'action. Bien que les principales responsabilités du FSM puissent varier d'un pays à l'autre, elles incluent généralement, sans s'y limiter, les éléments suivants :
- Planification stratégique et tactiqueEn fonction des ressources disponibles, des priorités internes et externes au gouvernement, et du contexte politique, le MSF élabore des stratégies pour atteindre les objectifs d'un gouvernement ouvert, à travers le Cadre d'action du PGO et au-delà, notamment par l'élaboration, la mise en œuvre et le suivi des plans d'action, l'approbation des candidatures aux prix ou aux financements, la participation au Défi pour un gouvernement ouvert, etc. Par exemple, il peut définir les objectifs du plan d'action et les axes stratégiques à aborder ou à exploiter pour répondre aux priorités ou opportunités émergentes. Parallèlement, il peut coordonner, alimenter ou recueillir les retours d'expérience d'efforts intersectoriels plus vastes en faveur de l'ouverture gouvernementale.
- Pour évaluer votre niveau de référence national du processus OGP, nous vous recommandons de remplir le Questionnaire de contrôle de santé OGP.
- Engagement. Le MSF identifie proactivement les moyens d'impliquer les parties prenantes, internes et externes au gouvernement, dans les différents processus de gouvernement ouvert du pays, notamment l'élaboration, la mise en œuvre et le suivi du plan d'action et d'autres initiatives visant à atteindre les objectifs du gouvernement ouvert. Il ouvre également des voies permettant à d'autres acteurs non gouvernementaux, tels que le monde universitaire et le secteur privé, de s'engager dans le processus du PGO. Le MSF offre également la possibilité de participer à distance à certaines réunions et événements afin de faciliter l'inclusion des groupes qui ne peuvent y assister en personne.
- Communication. Le MSF mène des activités visant à informer les acteurs du gouvernement ouvert et le grand public des réformes et des processus en vigueur dans le pays, notamment de l'élaboration du plan d'action national, et des modalités de participation. Il communique également de manière proactive ses activités, ses décisions et ses résultats aux acteurs du gouvernement et de la société civile.
- surveillance. Le MSF supervise les processus nationaux liés au PGO et est chargé de superviser l'élaboration, la mise en œuvre et le suivi des plans d'action et autres engagements en matière de gouvernement ouvert. Par exemple, il évalue l'élaboration et la mise en œuvre des plans d'action et identifie les modalités d'approche de ces processus pour les prochaines versions. Il collabore également avec l'IRM lors de la préparation des rapports d'évaluation des performances du pays (voir Évaluation des exigences minimales de l'IRM).
Le MSF est composé de représentants du gouvernement et de la société civile. Sa composition finale devrait tenir compte des éléments suivants :
- Équilibre. Le MSF doit veiller à ce qu'aucun groupe, gouvernement ou société civile ne soit sur ou sous-représenté. En consultation avec la société civile, le point de contact gouvernemental définit et coordonne la participation des autres acteurs gouvernementaux et parties prenantes au sein du MSF.
- Inclusion. Le MSF devrait inclure de manière proactive des représentants de groupes tels que les femmes, les jeunes, les personnes âgées, les personnes handicapées, les communautés LGBTQIA+ et autochtones, ou d'autres groupes historiquement sous-représentés. Ces groupes ont souvent des besoins ou des points de vue différents, déterminants pour l'élaboration des réformes gouvernementales proposées.
- La diversité. Le MSF doit représenter un ensemble diversifié de parties prenantes, d'intérêts et de domaines politiques. Une évaluation de la diversité peut aider à déterminer quels groupes ou intérêts ont, ou n'ont pas, accès ou influence sur le MSF.
Il n'existe pas de cadre unique pour la création d'un FMS, et de nombreux FMS membres de l'OGP présentent des structures, des champs d'action et des processus décisionnels très différents. Quel que soit le modèle, les considérations suivantes peuvent guider la mise en place d'un espace de dialogue efficace et constructif.
- Coordination avec les structures existantes. Avant de créer un FSM, il est utile de recenser les conseils, comités, groupes et autres mécanismes de coopération existants qui rassemblent déjà le gouvernement et la société civile. S'appuyer sur ces mécanismes existants ou s'y aligner, plutôt que de les dupliquer, peut positionner le FSM comme un organisme faîtier pour unifier ou rationaliser une réforme plus large du gouvernement ouvert.
- Participants gouvernementaux. Il est important d'avoir des représentants des ministères, départements et/ou agences responsables de la mise en œuvre des politiques de gouvernement ouvert. Il est également judicieux d'inclure les ministères dotés d'une capacité de coordination intergouvernementale. Lors de la phase de mise en œuvre, il est également essentiel que les agences chargées de la mise en œuvre des engagements soient impliquées et communiquent avec le MSF.
- Participants de la société civile. La sélection des membres de la société civile pour MSF peut suivre différentes méthodes selon le contexte national. L'OGP recommande un processus d'autosélection, dans lequel les participants de la société civile choisissent eux-mêmes ceux qui rejoindront MSF. Ce processus doit toucher et mobiliser activement un large éventail d'acteurs, y compris les groupes défavorisés ou marginalisés. Toutes les organisations de la société civile intéressées doivent être informées et avoir la possibilité de se présenter elles-mêmes. L'OGP recommande ce processus d'autosélection, mais les gouvernements peuvent également y participer, à condition que le processus soit transparent, ouvert à tous les acteurs de la société civile intéressés et fondé sur des règles et des critères clairs. Il est également conseillé de renouveler ou d'élargir périodiquement la composition de MSF et d'autoriser l'adhésion de nouveaux participants issus de divers horizons.
- Autres participants. Dans certains pays du PGO, des représentants d'autres branches ou niveaux de gouvernement, du monde universitaire ou du secteur privé sont inclus dans le MSF. Dans certains cas, des donateurs ou des institutions internationales peuvent participer en tant qu'observateurs pour apporter des contributions spécifiques. Cette représentation ne doit ni réduire ni remplacer l'espace réservé aux participants de la société civile au sein du forum.
- Taille du MSF. Le MSF doit compter suffisamment de représentants du gouvernement et de la société civile pour être inclusif et refléter les principaux acteurs du gouvernement ouvert du pays. Parallèlement, il doit rester suffisamment souple pour garantir une prise de décision et un fonctionnement agiles et efficaces. L'une de ses principales fonctions est d'impliquer les parties prenantes extérieures à l'organisation dans l'élaboration et la mise en œuvre du plan d'action. Le MSF ne reflète ni ne représente l'ensemble des parties prenantes impliquées dans le processus du PGO.
- Soutien politique. Le soutien politique, notamment de la part des hauts fonctionnaires de l'exécutif, est essentiel au succès des FSM. Ce soutien peut être obtenu en impliquant les hauts fonctionnaires dans des activités ou des moments spécifiques de la FSM, ou en veillant à ce qu'ils soient régulièrement informés et associés aux délibérations de la FSM.
- Capacité juridique. Dans certains cas, une MSF peut s'appuyer sur une base juridique ou administrative reconnue et respectée par ses membres. Cette base peut prendre la forme d'un décret, d'un décret ou d'une législation existante. Dans d'autres cas, un accord formel ou informel entre les participants de la MSF peut suffire.
Pour gérer les attentes internes et externes, le MSF doit clairement définir ses rôles et responsabilités et se positionner comme une plateforme de dialogue, de collaboration et de co-création. Il existe au moins trois types de modèles MSF différents. Cependant, les configurations réelles combinent souvent des éléments de ces approches selon le contexte.
- Le MSF comme organe décisionnel. Dans ce modèle, le MSF est habilité à prendre des décisions contraignantes sur certaines politiques et processus de gouvernement ouvert. Le gouvernement s'engage à mettre en œuvre ces décisions, garantissant ainsi la traduction concrète des orientations du MSF. Ce dispositif confère aux parties prenantes une réelle appropriation et permet au MSF de mener des réformes concrètes. Cependant, il doit être soigneusement intégré aux cadres juridiques et administratifs existants afin d'éviter les conflits et de garantir une mise en œuvre harmonieuse.
- Le MSF comme organe consultatif. Ici, le MSF joue un rôle consultatif. Il formule des recommandations sur les initiatives de gouvernement ouvert, tandis que le pouvoir décisionnel ultime appartient au gouvernement. Cette structure permet au gouvernement de conserver le contrôle de l'orientation politique tout en bénéficiant d'une large contribution des parties prenantes. Pour maintenir la confiance et l'engagement, il est essentiel que le gouvernement fournisse un retour d'information clair et transparent sur la manière dont les conseils du MSF sont pris en compte et appliqués afin de maintenir l'engagement et la confiance des parties prenantes.
- Le modèle mixte. Cette approche combine des éléments de structures décisionnelles et consultatives. Le MSF peut détenir un pouvoir décisionnel sur certains aspects du programme de gouvernement ouvert, tout en offrant un avis consultatif sur d'autres. Cette flexibilité permet d'adapter les décisions à des domaines politiques spécifiques, tout en exigeant une délimitation claire des responsabilités afin d'éviter toute confusion et de favoriser une collaboration efficace entre le MSF et le gouvernement.