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Pourquoi le système d’information actuel du plan d’action est dépassé et comment l’actualiser ?

Abdelaziz Abid|

Avec environ  2700  engagements des plans d’action pour 75 pays – chiffres étant appelés à augmenter d’ailleurs  – il n’y a qu’un seul recours pour le traitement de ces actes: la technologie.  

Or le système actuel de traitement de ces plans d’action—c’est-à-dire l’ensemble des procédures (manuelles ou informatiques) permettant de recueillir, de traiter et de diffuser les données relatives au plan d’action—est dépassé et sa mise à jour est délicate.

Un système d’information dépassé

Il rappelle les systèmes d’information des années 80 du siècle dernier composés de traitements manuels et d’applications informatiques non reliées les unes aux autres.

Ainsi dans les pays membres l’utilisation de l’outil informatique ne semble pas dépasser le niveau bureautique—quoique des informations doivent être recueillies à ce niveau. Jusqu’à présent, l’on ne peut que , par exemple, télécharger le formulaire du plan d’action et servir les champs requis grâce à un outil de traitement de texte et non – comme cela aurait été  souhaitable – envoyer aussi les données saisies via Internet à l’OGP.

Au niveau international  il existe certes des applications plus évoluées de type bases de données (explorer , irm database 1 et irm database 2)1  mais ces applications ne sont pas alimentées par des  données numériques provenant des pays membres –  l’utilisation semble d’ailleurs se limiter aux chercheurs.   

Cette situation entraîne de nombreuses conséquences non souhaitables dont le coût de  la double-saisie des données, ainsi que l’absence d’introduction de certains contrôles du plan d’action qui sont aisément automatisables et qui allégeraient les traitements humains.  

Mais la principale critique est le retard technologique dans une initiative qui met parmi ses objectifs l’innovation technologique et dont les  autres objectifs (transparence, participation et redevabilité) sont impensables aujourd’hui sans utilisation des techniques avancées d’information.  

Une révision nécessaire mais avec des règles prudentielles

Si la révision du système d’information relatif aux plans d’action est indispensable, il  convient de s’entourer de certains principes prudentiels  avant de l’entamer vu sa dimension et son coût.

Le cycle du produit devra d’abord être gouverné par l’itération2 car il est exclu que l’évaluation puisse être restreinte à la fin du cycle.

Mais le produit lui-même devra avoir certaines spécificités :

  • Mise en ligne pour éviter les double-saisies
  • L’Intégration de toutes les fonctionnalités (saisie des données, base de données …etc.)
  • L’Embarquement de certaines règles du plan d’action aisément informatisables
  • L’Ouverture aux citoyens

La révision du système d’information est un chantier très difficile mais inévitable et qui ouvrira en outre au plan d’action toutes les opportunités offertes par les nouvelles technologies de l’information.  

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1 Explorer : Permet aux utilisateurs d’avoir des informations détaillées sur les engagements du plan d’action , les performances  ainsi que des présentations graphiques
IRM database 1 :Permet d’obtenir des informations sur les engagements examinés par l’irm
IRM  database  2: Permet d’examiner l’ensemble de la participation des pays membres au processus de l’ogp

2 Itération : Soumission à l’évaluation des composantes de l’application – classées selon un ordre logique – au lieu de l’ensemble de l’application 

 

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